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vendredi, 24 juillet 2009

ENTRE SOUVENIR, NOSTALGIE ET EMOTIONS !

Dans nos villages les racines familiales sont profondes et rares sont ceux qui se sont éloignés du pied de la tour. [Un peu moins de nos jours il est vrai]

Pour preuve ces deux photos du clu* du Portalet, prises en août 1973.

le clu au Portalet 1973 - 1.jpg
le clu au Portalet 1973 - 2.jpg

Quasiment tous ces papés assis sur le mur ont encore, 36 ans après, des descendants sur la commune... ou pas très loin (à quelques exceptions près).

De gauche à droite :

  • ALI BOMBONNELLE : papa d'Andrée Fernandez et de Sylviane Paradis.
  • MARTIAL LAPORTE : grand-père maternel de Diane Barrandon et Dannick Denozi
  • RAPHAËL LAPORTE : papa d'Eliane Marks ("exilée" aux Etats Unis")
  • PIERRE FOSTICK : papa d'Angèle Pantel ("exilée" à Ners), grand-père de Lucien Blazeck, Manuelle Bourbal et Bernard Fernandez
  • EMILE MAURIN : papa de René et grand'père de Gil, Christine, Philippe ("exilé" à Tornac) et Marlène "exilée" à Domessargues)
  • AMOU : un des premiers ouvriers agricoles maghrébins, parfaitement intégré à la vie du village, tout comme son collègue Aïssa (l'orthographe n'est pas garantie !)
  • René PICATO : grand-père maternel de Raymond Chapuis ("exilé" à Ners) et de Magali Chapuis /Montoya ("exilée" -plus pour longtemps- en Auvergne)

C'était un endroit privilégié pour passer le temps pour les anciens. Il passait toujours quelqu'un sur cette "artère primordiale" du village, entre épiceries et boulangerie, écoles et mairie, terres et domiciles.

De quoi apprendre les dernières nouvelles, faire un brin de causette avec l'un ou l'autre et tenir, une fois le quidam parti, un intéressant sujet de conversation pendant un petit bout de temps... jusqu'au prochain passant.

Les volets fermés des maisons alentours ne sont pas signe d'abandon, mais plutôt de lutte contre les chauds rayons estivaux.

En ce temps-là Patacol avait 9 ans et partageait son jeune temps entre le quartier à l'arrière-plan : épicerie familiale Lacombe - école communale, et le quartier de la cave coopérative.

Colapat, quant à elle, à presque 30 ans, pouponnait du côté de Nîmes et venait souvent faire un tour au pied de la tour voir tonton Ali, tata Noëlie, les cousines et les copines . 

 C'était un autre temps, c'était une autre vie... "gros soupir"...  

Archives : Eliane Marks (auteur des photos) et Sylviane Paradis

* Selon des sources bien informées le "vrai clu" se tenait au pont du Moulinas et réunissait les hommes en activité entre midi et 13h30. J'ai employé le mot "clu" dans le sens plus général d'une réunion de personnes qui se réunissent pour discuter à un point donné du village.

** Si vous avez d'autres précisions sur les protagonistes de cette photo : allez-y franco dans les commentaires ou auprès de l'auteur de l'article [Patacol] qui assume pleinement les erreurs possibles, ou auprès de Colapat (voir adresses-mails ci-contre).