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mardi, 19 mars 2013

Les aventuriers des capitelles perdues - 3e épisode

 LIBERTE D'ECOUTE : Si vous souhaitez écouter la musique qui illustre cette note cliquez sur la flèche dans le lecteur ci-dessous !

Une semaine après, bien remis de nos "émotions" et après avoir demandé des précisions sur notre chemin à un autre cassaïre... nous repartons à l'assaut des contreforts touffus et rocailleux du Gran Ran

La balade commence agréablement sur une note "violette"...

capitelles

... puis "jaune"

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que je peux même vous dire que c'est une Trémelle mésentérique saprophyte et en effet ça lui profite de parasiter les troncs morts ;-)

Si il y a 8 jours on avait fini le bec dans l'eau de la réserve de pêche...

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... en ce qui concernait la recherche de la capitelle, là une "hirondelle" secourable (cliquez ICI pour voir sa binette ;-))  avait repeint - pas plus tard que la veille au soir - le bois en "rose" juste à notre intention ;-)

capitellescapitelles

Et c'est très efficace !

LA PREUVE

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En fait il fallait continuer au dessus du clapas (si vous savez toujours pas ce que c'est, c'est que vous n'avez pas lu les notes précédentes et c'est tant pis pour vous !)...

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et surtout ne pas rater l'engoulidou (passage étroit)... ;-D

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Celle-là - la capitelle - c'est une vraie de vraie. Toute en pierres sèches, adossée à une faïsse

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Mais donnez-vous donc la peine d'entrer...

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L'inévitable niche... où on déposait... quoi ?

son croustet (en-cas) pour le mettre à l'abri de la sauvagine ?

un lun (lumière) pour y voir plus clair ?

Mais non pas le chien ! Pfff !!

D'ailleurs vous avez remarqué qu'on a pas pris Billy ?! C'est pas un explorateur-né, il aime bien les sentiers battus et rebattus et, par dessus tout, explorer les recoins de... son canapé ;-)

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Le "plafond" un peu mascaré (noirci) par la fumée

Mais dans celle-là il y a plein de choses à lire sur les pierres et le hérisson doit bien vous avouer qu'il adore ça, essayer de décrypter les "tags" d'un autre temps. Même si là il a du attendre de visionner les photos sur l'écran de l'ordi pour les découvrir... faute d'avoir emporté une lampe :-(

Petit aperçu (non exhaustif). Si certains "taggueurs" se reconnaissent qu'ils nous fassent signe ! (vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir)

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Message perso à une Auvergnate d'adoption et son frérot Nersois : sur la photo ci-dessus juste en dessus de Souchon écrit en noir il y a un nom bien connu, écrit en blanc ! Alors c'est qui le coupable ? ;-)

Parce que avant d'aller plus loin il faut que je vous dise... dans le 1er épisode de cette Grande Saga ;-) je vous ai expliqué à quoi servaient à l'origine les capitelles. Mais après - parce que c'est pas d'hier que la nature a repris ses droits dans la garrigue - ces cabanes toutes construites, ces petits nids d'amour cachés au fond des bois (des fois y'en a qui y on vu le loup...) ont fait les délices des galapiats du village (dont "notre hirondelle" nous a avoué avoir fait partie) et des amoureux en quête d'un endroit discret pour se conter fleurette... et plus si affinités (non je ne sais pas si notre hirondelle en a aussi fait partie.... ;-DD. Ça y est je vais encore me faire enguirlander par ma maman). Et pour les huitres en haut du Gran Ran je pense qu'il doit falloir attendre encore quelques années de plus... ;-)

Bon revenons à nos moutons et à nos inscriptions

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Ça c'est ancien !

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Ça c'est plus récent,... hein Doumé et Cie ? ;-)

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Là on ne sait pas si ledit Migoule aime quelqu'un ou s'il se prénommait Aimé  ;-)

Et Elise c'est qui ?

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Quant à Alfred il devait être cambalut (avoir de grandes jambes) car il a écrit son nom très haut. Mais est-il venu exprès de La Grand-Combe pour écrire son nom au charbon de bois dans une capitelle du Pied de la Tour ? (Cambalut est le surnom donné aux habitants de La Grand-Combe pour ceux qui ne le sauraient pas). Bélèou (peut-être) qu'il avait pris le premier train en partance pour Beaucaire dans les années 40 (1840 !) ?

Bon il y en avait plein d'autres, faudra y retourner avec un lun ;-)

La capitelle de Malafosse en est remplie elle aussi. On vous y amènera... un jour !

En attendant : par ici la sortie...

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... et n'oubliez pas le guide ;-)

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capitellescapitellesJe dédie cette note à deux galapiats Boucoirannais de la classe 46 (1946 !)

Un qui a toujours les pieds dans l'eau et qui nous a fait voir la garrigue en rose ! Un grand merci ;-)

Et l'autre qui remonte la pente lentement mais sûrement ;-)

J'espère qu'ils se reconnaîtront...

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Maintenant les aventuriers se reposent un peu, à bientôt pour d'autres découvertes

 

lundi, 18 mars 2013

Les aventuriers perdus des capitelles - 2e épisode

LIBERTE D'ECOUTE : Si vous souhaitez écouter la musique qui illustre cette note cliquez sur la flèche dans le lecteur ci-dessous !

 Le titre de ce morceau n'a rien à voir avec la balade contée ici mais je trouvais qu'il rendait assez bien l'atmophère de la matinée ;-D

Forts de notre belle réussite de la veille nous nous sommes remis en chemin pour (re)découvrir la fameuse capitelle du Gran Ran que je pensais à Arles (la capitelle, pas le Gran Ran ;-)) tant on m'en parlait depuis longtemps sans que je l'ai jamais vue !

D'après Christian une "autoroute" y menait et nous n'aurions pas à faire d'effort particulier pour l'atteindre

Et en effet la balade débute par un joli petit sentier en sous-bois au détour duquel nous nous retrouvons au pied d'un chêne creux mais encore volumineux

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Pour le moment il n'y avait pas de lézard... mais une tanière de renard (peut-être... Maître Goupil n'ayant pas jugé bon de venir nous saluer, il devait être parti en vacances à la neige ;-))

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... et une vache, impassible, qui regarde passer les randonneurs comme d'autres de ses congénères regardent passer les trains

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Mais on aurait du se méfier de ce monde par trop minéral... qui nous observait d'un sale oeil pour certains

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Parce que à la croisée des chemins on s'est foutus dedans...

Faut dire que tout n'est qu'armas et clapas dans les bois par moment

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Savé pas dé qué es oun clapas ?

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Ben es aquo !

Un tas de pierres, souvent issu d'un muret d'une faïsse esvédélée (écroulée)

Là une petite pause s'impose pour lire la précision apportée par André :

"Salut PAT, je crois que tu te trompes en pensant qu'un "clapas" est une murette que s'est écroulée. Je pense que les anciens qui ne possédaient que des terres ingrates et pleines de cailloux les chouchoutaient de leur mieux. Avec les grosses pierres ils montaient des murettes "air connu" mais il y avait bien souvent des zones ou le rocher était à fleur de terre et ils ne pouvaient rien y faire pousser. La majeure partie de leur temps (qui n'avait pas la même valeur qu'à l'heure actuelle) ils otaient les petites pierres afin d'améliorer la qualité de leur" faïsses" et où les stocker sinon sur le rocher stérile. C'est pour cela que l'on dit : Les pierres vont au clapas, comme l'argent va à l'argent."

Le hérisson le savait évidemment, je n'ai simplement pas voulu trop m'étendre  sur le sujet qui n'est pas très souple ;-) c'est pour ça que j'avais précisé "souvent" ça laissait la porte ouverte à une autre possibilité qui est celle que vient de nous donner André, que je remercie grandement au passage ;-)... et puis, puisqu'il faut tout vous dire, c'était pour placer "mon esvédélée" ;-DDD

Les arbres, eux, s'accomodent très bien de cet univers minéral

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 Nous moins :-( parce que y'a rien de plus tuant que de marcher sur des pierres qui roulent (demandez donc à Mick Jagger ;-))

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Il faut quand même être sacrément tordu pour voir le jour à cet endroit

capitellescapitelles

Au premier plan un èouze escambarlé (un chêne aux "jambes écartées") et au second un chercheur de capitelles

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et c'est LÀ... qu'on s'est perdu de vue !

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Pendant que le hérisson, lassé de crapahuter à tort et à travers dans les cailloux s'asseyait sagement au pied d'un nid...

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...Christian cherchait désespérément : à rassembler ses souvenirs, son chemin, et finalement sa fille... qui restait sourde à ses coups de sifflet et de fil sur son portable (qui était resté sur sa table de nuit !!!)

Alors qu'elle pensait (si, si ça lui arrive !) que papa était en haut... maman se faisait du souci en bas...

Finalement à force de bader (crier) et de pousser des quials (des cris) - vive les moyens "modernes" de communication - on a fini par se rejoindre, sous le nez et le regard moqueur de la vache...(vous trouvez pas qu'elle a l'oeil qui frise ? ;-D)

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...et nous sommes rentrés "piteusement" à la maison nous faire "engueuler" par maman... non sans avoir fait un petit détour au pied du Gran Ran... mais ça c'est une autre histoire en préparation ;-)

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A demain pour l'épisode suivant des "Aventuriers des Capitelles Perdues" ?

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dimanche, 17 mars 2013

Les aventuriers des capitelles perdues - 1er épisode

LIBERTE D'ECOUTE : Si vous souhaitez écouter la musique qui illustre cette note cliquez sur la flèche dans le lecteur ci-dessous !

Il fut un temps

Un temps que les moins de 70 ans peuvent ne pas avoir connu

Un temps où les garrigues étaient entretenues, exploitées, travaillées...

Des murets en pierre sèche soutenaient des faïsses qui accueillaient vignes, olivettes, plantation de cézés (pois chiches), bédigues (moutons) et cabres (chèvres), coupes de bois,...

Combien de fois mon papé, en se promenant dans les bois, m'a dit : "je venais travailler une olivette ici, j'ai planté et labouré une vigne là avec le míau (mulet)..." alors que devant nos yeux il n'y avait que ronces, salsepareilles, murs écroulés, et quelquefois un cep de vigne quasi séculaire !

Et "l'âne" qui était perché sur un arbre ils s'en souviennent Dany et Christian ? ;-DDD (désolée, petit aparté familial, mais peut-être que je vous raconterai l'anecdote un jour...)

Ces "terres cultivables" (et cultivées) étaient assez éloignées du village, et quand le Gran Ran mettait son chapeau noir on avait pas toujours le temps de courir à l'estaou (à la maison) pour s'abriter de l'orage. Et puis on avait besoin aussi d'un local pour laisser quelques outils sur place (sans risquer de se les faire raouber -voler- comme aujourd'hui) alors les anciens construisaient ce qu'on appelle chez nous des capitelles

Une construction conique toute en pierres sèches, avec une entrée basse, une petite niche dans le mur et un petit trou au sommet pour laisser échapper la fumée. Quand vous olivez au mois de janvier au mitan des bois et qu'il se met à tomber de la conglacine vous êtes bien content de vous mettre à l'abri et de vous réchauffer les doigts (et le reste) devant un bon feu !

Et puis y'a bien quelques cassaïres de lèbre ou de grimaciers qui en profitaient aussi...

Mais aujourd'hui la nature a repris quasiment tous ses droits en garrigue et vouloir retrouver certaines capitelles ça ressemble un peu à ça :

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...la moto en moins ;-)

Néanmoins avec bonne humeur, entrain et un grand sécateur on s'est attaqué à la chose avec Christian

Nous avons commencé par la Font des Ilières, au pied du serre des Avaous (vous savez pas où c'est ? tant pis pour vous, vous savez pas ce que vous perdez ;-DDD)

Heureusement que dès le départ on rencontre une vieille connaissance...

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... qui même si elle fait toujours la g... nous met en confiance

Parce que ici c'est le règne du minéral et surtout du végétal "agressif"

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Après quelques aller-retour sur un mur à moitié abousouné (écroulé), où non on ne picotait pas du pain dur, mais où Christian a du donner moultes coups de cisailles, enfin on aperçut "l'objet de notre convoitise"

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Heureusement qu'on a jamais perdu de vue la tour, car ça soutient le moral de tout bon Boucoirannais qui se respecte, isolé en terra incognita (n'est-ce pas le jardinier Arlésien ? ;-)) 

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Encore quelques coups de sécateurs bien sentis...

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et on touche presque au but !

Pourtant... on n'est pas les premiers à arriver jusqu'ici : la preuve !

Les Anglais de Castrol nous ont précédé, pourvu qu'ils n'aient pas trouvé de gaz de schiste, sinon ça va péter, foi de hérisson :-(

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En tout cas ça valait le coup de se faire un peu (!) grafigner (égratigner), non ?

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ça va, les "Anglais" avaient bien refermé la porte en partant ;-)

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Après 5 minutes de pause bien méritée après tous ces efforts dans les bartas (les ronces)...

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... on rentre dans le saint des saints, où on est accueilli par un "dragon"

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Heureusement c'est un "leurre" car il ne pique pas, n'accroche pas et ne crache pas de flamme. Il est du genre "vert endive" qui n'a jamais vu le jour

C'est donc sans crainte que nous faisons un petit tour du propriétaire

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Bon cette capitelle, elle est un peu "trichée" : elle a été consolidée par du ciment mais c'est sûrement une des raisons pour laquelle elle est encore debout de nos jours

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Ce qui est dommage aussi c'est qu'il n'y a aucune inscription sur ses pierres :-(

Désolée de ne pouvoir vous la présenter que sous un seul angle mais il n'y avait pas trop de recul sur place et on allait pas défricher tout le carré pour deux malheureuses photos, malgré notre "arme de défrichement massif" qui nous a permis d'arriver jusque là

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Nous aussi nous avons bien pris soin de refermer la porte derrière nous...

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... avant de prendre le "chemin" du retour, en évitant les soucs (souches) d'oliviers sûrement gelés lors de l'hiver 1956

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Si, si c'est le "chemin" du retour ;-)

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    A demain pour la suite ?

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