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vendredi, 26 octobre 2012

L'automne selon Andrée Mazel... à Nozières les Bois

Suite et fin du texte d'Andrée Mazel, consacré à l'automne

Cette partie est plus centrée sur le hameau de Nozières, berceau de la famille Mazel et sur les petites fleurs roses qui y poussent à foison dans les sous bois...

Il faut savoir que les écrits d'Andrée Mazel datent d'avant 1950... quand le chrysanthème n'était que la fleur de saison et n'avait pas encore son "charisme mercantile" du 1er novembre, que le cyclamen de Naples, ou à feuille de lierre, n'avait pas encore connu son heure de gloire botanique et que Nozières était encore un hameau au milieu des bois !

volubilis.JPG"Sous l’emprise du vent les feuilles détachées tombent dans les allées et le gazon se fane. Quelques dernières roses exhalent un parfum finissant. Les tardifs dahlias et les rustiques zinnias ont encore de l’éclat mais on les sent frileux et las. Par bravade soucis d’or et gaillardes jettent leurs derniers feux tandis que les volubilis bleus lentement agonisent.

Le seul luxe du moment, ce sont les chrysanthèmes. Petits pompons blancs, roses ou lie de vin, des chrysanthèmes nains qui forment les bordures, fleurs simples, chaudron, rouge ou panachée, boules auxchrysanthèmes.PNG pétales échevelées, chrysanthèmes incurvés aux ligules blancs purs, lilas cuivres et mordorés, ils sont tous beaux et ont chacun leurs charmes.

Débordant de larges amphores à l’étalage des fleuristes on les retrouve encore, attirant le regard des passants, ils éclipsent pour le moment les glaïeuls élégants et les œillets de Nice. Fleur magnifique qui nous fait rêver de ce lointain Japon, des palais de bambous, des mignonnes mousmées se rendant aux pagodes. Peut être vous aussi pensant à tout cela vous pouvez regretter votre lointaine Asie ?

cyclamen carmin.jpgVous ne répondez pas seulement pour exhaler votre nostalgique regret vous vous penchez un peu plus bas vers votre voisin, ce cyclamen de Perse. A vos côtés, dans un vase de terre il trône magnifique avec ses feuilles sombres et ses fleurs de carmin.

Cette plante fleurie mettrait dans ma chambrette une note de fantaisie, un petit air de fête, mais le prix excessif pour ma bourse simplette me fait différer cet achat somptuaire. Sage sachant limiter mes désirs, je vous laisse alors, là sur cette étagère ou j’aurais encore le plaisir de vous admirer à loisir.

Je ne regrette rien, car même aurais-je les moyens de vous posséder, je ne pourrais oublier vos petits parents pauvres ..les cyclamens des bois ! !

 2009 09 30 36 balade - cyclamens.JPG

Non, non, vous n’avez pas leur grâce sauvageonne, leurs teintes délicates, ni ce parfum discret qu’ils n’ont que dans le bois. Comme les violettes leurs sœurs, ces fleurs graciles et charmantes sont modestes et aiment se cacher.

C’est pour eux que les lierres et les mousses s’imprègnent de rosée.

« Sans moi, sans mon humus dit la touffe de yeuses, ils n’existeraient pas » heureux de leur présence, le petit bois conspire et se ligue pour mieux les garder.

2012 09 19 020.jpg

Le petit houx s’érige en défenseur et son dard acéré semble vouloir me dire «tu sais, ils sont à moi, tu ne les auras pas ou bien prends garde à toi, qui s’y frotte s’y pique. Et c’est encore pour eux que les ronces et les salsepareilles s’enchevêtrent à plaisir.

2012 09 19 013.jpgPeine perdue, oui, car tous ces dards et ces épines ne m’impressionnent pas. Prudente, je me glisserai lentement dans les touffes, doucement de mes mains j’écarterai les buissons, pour le plaisir de cueillir un bouquet.

Tout ce qu’on aime tant, comme on peut l’aimer mal et le faire souffrir ! ! Graciles cyclamens ce serait bien plus sage de vous laisser mourir là sur ce sol natal. Oui mon geste est cruel, il faut me pardonner, si je vous ai cueillis c’est pour vous voir faner devant un cher portrait ou bien sur des tombeaux.

Exilée, j’aime à vous emporter vers la cité papale, afin que vous prolongiez des heures agréables le charmant souvenir. 

 

 

Alors en contemplant votre mauve rosé qui pâlit et se fane, je verrais mon hameau natal, avec sa frondaison de bois, la maison de l’ancêtre, les saules du ruisseau, et le beau tamaris planté par mon grand-père André, le Soureillan tu surgiras dans ma pensée ainsi que la Jasse avec ses cerisiers et ses tombes disséminées sous les lilas et les rosiers. Et je verrais encore le Serre Blanc et le pré du moulin et la carrière 

 

 Nozières, cher Nozières ou les miens ont laissé la trace de leurs pas.

 

famille Mazel Nozières.PNG

Alors que vous aimez la fraîcheur des sommets, quel étrange destin, o mes chers cyclamens, vous fîtes naître à Nozières ?

Mystère qu’on a pas jusqu’ici éclairci et qui ouvre le champ à bien des hypothèses. Sœur de Seyne m’a dit que son père surpris de vous trouver ici avait fait des recherches. Prélevant un échantillon de terre il l’a analysé, et l’analyse a montré que ce filon de terre serait constitué comme les sols alpestres. Et ma vielle tante incline à penser que petites fleurs par un hôte du prieuré, vous avez pu être apportées de Palestine.

Oh ! Que vous soyez des Alpes ou de Jérusalem peu importe pour moi, continuez cyclamens à fleurir à Nozières. Oui ce serait trop triste si vous disparaissiez, car le vallon lui-même perdrait de son attrait, que l’automne vous voit donc chaque année plus nombreux pour le charme du bois et le plaisir des yeux, et donnez-moi encore quelque fois l’occasion de revenir fidèle une fois chaque année faire un pèlerinage au bois de mon grand-père. 

2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 2012 09 19 006 cyclamen.JPG 

Note : Le Soureillant la grande terre qui part du ruisseau à la petite maison de mon oncle Horace qui est elle-même la Jasse, autrement dit la bergerie.

 

2012 02 24-25 005.jpg

Vous pouvez vous rappeler aussi que les tombes de mon grand-père et de mes oncles et tantes, ses fils du premier lit, sont devant la Jasse. Comme tous les protestants et Nozières n’ayant pas de cimetière on enterrait alors dans la propriété. Les cerisiers, mon grand-père affectionnait les cerises et planta beaucoup de cerisiers. Il aimait à faire admirer ces beaux fruits  aux enfants et à les distribuer généreusement. Sa tombe se trouve auprès de l’arbre qu’il affectionnait.

Le pré du moulin, il y a eu là peut être un moulin dans le temps, n’est autre que le petit pré où nous avons cueilli des primevères.

CPA - Nozières ancienne église romane (XIIIe s.).jpgLe prieuré, actuellement la ... (mot indéchiffrable) Blanche, que mon arrière-grand-père acheta au dernier prêtre qui y habitait. Il lui assura de son vivant un logement et à sa mort par respect à la parole donnée il le fit enterrer dans le cœur qui se trouve être maintenant une cave.

Si vous avez l’occasion demandez à voir la cave et le jardin ou se trouve le plus joli puits recouvert d’un lierre, un délicieux puits, un amour de puits qu’admirèrent avant moi tant de MAZEL.

Andrée.PNG

 

Cette ode aux cyclamens ainsi que l’appelle pompeusement mon oncle Raulet, a été quoique arrangée un peu pour vous, tirée de ma cervelle à l’occasion de la fête de ma tante - St André 30 novembre.

 

 

 

Deux petits "rajouts" à ce texte d'Andrée au sujet du cyclamen de Nozièrescyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazel,nozières les bois

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Chabrol y fait référence dans son livre "contes à mi-voix"

cliquer sur l'image pour lire le texte

 

 

 

 

 

 

 

 

...et il était paru un petit article dans une revue "très scientifique et très sérieuse" qui paraissait assez aléatoirement au Pied de la Tour il y a quelques années (et même au siècle dernier pour tout dire !)

Cliquez sur le lien pour y avoir accès : BOTANIQUE le cyclamen de Nozières.pdf

Bon dernier week end d'octobre, comme le chante si bien Francis Cabrel

 

chanson que je dédie à mon amie lointaine, Catherine, dont c'est l'anniversaire aujourd'hui ;-)

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lundi, 22 octobre 2012

L'automne selon Andrée Mazel

Aujourd'hui nous retrouvons Andrée Mazel, cette Boucoirannaise de la première moitié du siècle dernier à la plume si bien trempée dans l'encre de ses souvenirs, pour une balade automnale en deux temps, afin de vous laisser apprécier sa prose et ne pas trop vous fatiguer (les jambes à nous suivre ou les yeux à lire...)

Toujours grâce à son filleul Michel voici un nouveau texte que j'avais gardé sous le coude en attendant la saison appropriée ;-)

Les photos anciennes sont sorties des archives de la famille Raulet/Mazel et les plus récentes font parties de la "banque d'images" du hérisson ;-))

Le titre original de ces écrits est "Cyclamens de Perse ou de Jérusalem"

 cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazelPlus de chants, plus de rires, le raisin est cueilli, les joyeux vendangeurs ont déserté la vigne.

Parfois, poursuivant le gibier, un chasseur s’aventure parmi les ceps jaunis. Une détonation trouble alors le silence, un chien court ramasser le lapin pantelant, ou bien la perdrix grise que le plomb a tué.

Le fond de l’air est frais, dans un ciel bleu lavé le soleil brille moins que dans le plein été. Les dernières pluies ont fait naître au flanc de la colline des ruisseaux transparents ou des sources pleureuses qui baignent les rochers. cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazel

Avant de s’engourdir dans l’hivernal repos la nature est à l’œuvre.

Par ses soins les combes se tapissent de bruyères pourprées et des humus féconds sortent les champignons.

Les glands tombent des chênes et dans un feuillage luisant parmi des grappes de fleurs blanches, l’arbouse veloutée attends d’être cueillie.

cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazelLes feuilles du châtaignier commencent à jaunir et les bogues entrouvertes laissent échapper dans les genêts, sur la bruyère, leurs petits fruits agrestes et bruns. Enfin pour attirer la grive gourmande les baies de genévrier bleuissent.

O mélancolique saison, dans le murmure de tes sources, dans le chant timide des oiseaux et dans l’or de tes frondaisons, c’est invariablement le même air : 

Automne tu nous mènes aux portes de l’hiver, Été de St Michel comme tu passas vite, déjà St Martin s’est saisi du flambeau vacillant.

Des belles journées ensoleillées que reste t’il ? Rien ou si peu de chose !

cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazelLe jardin potager sent déjà la misère et presque l’abandon.cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazel

 Plus de fleurs, un feuillage rouillé, sur les bois des tuteurs les pauvres haricots pendent piteusement. Les aubergines et les beaux fruits d’amour pâlissent et se tavellent sur des tiges fanées, cependant qu’au carré d’à côté les beaux choux, tels des bourgeois repus, étalent leurs gros ventres et font les importants. On comprend aisément leur langage. 

cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazelEntendez les parler :

- "Maintenant que ces coquettes parées de rouge et de violet ne font plus les faraudes nous avons des coups d’œil et des visites et du succès.. A ces dames exigeantes il faut des soins appropriés du beau temps, du soleil, des arrosages copieux. Nous, bons types, savons nous contenter de peu et si dame chenille nous laisse un peu tranquilles, arrondissant notre volume nous devenons, ma foi une plantureuse légume.cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazel"

 

 Touché dans son orgueil le potiron rétorque :

- "Tout doux, tout doux, monsieur le chou n’oubliez pas que je suis là ! ! Tout comme vous je crois tenir le coup. Regardez mon beau ventre doré, fait-il envie ou bien pitié ?"cyclamens,automne,jardin,saison,andrée mazel

 

 Alors cette asperge du pauvre, le poireau, redresse son panache et regardant de haut la cucurbitacée riposte vivement : 

- "Tarnagas, té montés pas lou co, régardo un paou ti fïéyos son en trin de passo et sé lou mestré ven pas léu té cuelli adiou pécaïre toun beou ventre, sas ben venjian qu’aoüs cougourliers y faoü pas la plouvine*" et l’incident est clos.

 

.../...

Tout comme ce premier épisode... la suite à plus tard ;-)

 

*Aïe, je sens bien qu'il me faut traduire la dernière phrase, la répartie du porrì : Tarnagas, ben déjà ça, ça se traduit pas ! en fait c'est une pie grièche mais on traite pas les gens de pie grièche quand ils sont un peu niéqué, un peu couillon, on les traite de tarnagas ! ne te monte pas le coup ( ne te fais pas des idées), regarde un peu tes feuilles qu'elles sont en train de passer et si le patron ne vient pas bientôt te cueillir (tu peux dire) adieu à ton beau ventre, tu sais bien [venjian : ça c'est un mot qui nous pose problème dans sa traduction mais pas nécessaire à la compréhension de la phrase alors c'est peut-être une interjection] que les plants de courge n'aiment pas la pluie. Là aussi la plouvine peut être la barbaste, le djalibre, la gelée blanche quoi ! Mais que ce soit une pluie fine ou une bonne barbaste il vaut mieux rentrer les courges avant ! Car c'est bien connu que c'est au soleil que les courges mûrissent

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mercredi, 15 février 2012

Andrée Mazel, ou la passion boucoirannaise - 5

Mise à jour du vendredi 17 février : voir en fin de note...

*****

Bon, on va se calmer un peu sur l'actualité et revenir à des occupations plus sereines...

Je vous propose de reprendre les écrits d'Andrée Mazel et de nous pencher aujourd'hui sur... la tour de Boucoiran

Symbole (s'il en est) de notre petit village et qui a "prêté" son nom à ce blogandrée mazel,mémoire,passion,village

Nous devons ce texte, très certainement écrit à la fin des années 1940, au filleul d'Andrée, Michel, que je ne remercierai jamais assez de sa contribution à la sauvegarde de la mémoire Boucoirannaise

Juste une précision avant de commencer : il faut se replacer dans le contexte historique pour comprendre l'a-priori plutôt négatif d'Andrée vis à vis des Italiens. Ils avaient été les alliés de notre ennemi héréditaire -l'Allemagne- lors de la 2nde guerre mondiale qui venait juste de se terminer et dont on ressentait encore les "inconvénients" avec les restrictions quotidiennes. De plus, que ce soit l'Italie de Mussolini ou l'Allemagne d'Hitler, c'était deux dictatures, régime totalitaire odieux, et encore plus aux yeux d'Andrée Mazel qui, par atavisme familial, était une ardente républicaine !

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Cette fois j'ai préféré mettre l'intégralité du texte dans une seule note. Ça facilite la lecture. Surtout quand le sujet est unique ;-)

Vous pouvez cliquer sur le texte pour l'agrandir

Je me permets de donner mon avis tout personnel ;-) : si Giacomo et Virginia n'étaient pas passés par Boucoiran en ce temps-là et n'avaient pas donné une seconde vie (certes industrielle) à "notre" tour, ben y'a oun brèou qu'elle nous aurait cabucélé malgré son treillis de lierre ! [...il y a un moment qu'elle nous serait tombée sur la tête...]

Et puis comme le monde (des Internautes) est petit, un jour de janvier dernier Monique de Lédenon (clic sur son prénom pour un lien direct avec son blog) m'a fait parvenir ce document :

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Deux photos prises le 3 mars 1942 par l'oncle de son mari, Francis-Paul GAUSSEN qui était un héros de la Résistance et dont une rue de Nîmes porte le nom. Un très grand merci à Monique aussi ;-)

Ah que j'aime quand chacun amène sa petite pierre à l'édifice de la mémoire de notre village, c'est tellement agréable de partager ces souvenirs. Nos souvenirs. Nos racines...

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Le hérisson bleu, ému et reconnaissant

 

N.B. : Vu que la note est conséquente, et qu'il y aura interrogation orale ce week end sur son contenu, il vous faudra bien 3 jours pour la lire et l'assimiler. Autant de repos pour le hérisson. A moins qu'un événement défraie l'actualité ;-DDD 

Mise à jour du vendredi 17 février :

Petit rappel : un premier texte d'Andrée Mazel,en quatre parties, était paru sur le blog du 25 au 28 janvier dernier. Cliquez ICI pour le retrouver !

Et puisqu'on parle de Bichette Fenouil vous pourrez (re)lire un de ses écrits si vous cliquez LA !

Boucoiran, berceau de multiples écrivains ;-)

samedi, 28 janvier 2012

Andrée Mazel, ou la passion boucoirannaise - 4

001d-boucoiran gare.jpg

Tchou, tchou.... "Boucoiran ! 2mn d'arrêt !"

A peine le temps de lire la dernière partie de la lettre d'Andrée Mazel !

C'est pas grave s'il vous faut un peu plus de temps, il y a un autre arrêt à la gare de Nozières...

.../...

Boucoiran par A. Mazel-4.PNG

Nozières - La Gare.jpg

Et voilà la grosse locomotive fumante et rugissante a emporté Andrée vers Avignon

Et nous, nous restons sur le quai avec nos mouchoirs...

... en espérant la voir revenir bientôt pour nous raconter encore, avec de si jolis mots, notre Boucoiran préféré ! (appel discret du pied à Michel ;-))

hérisson livre ouvert 1.JPG

vendredi, 27 janvier 2012

Andrée Mazel, ou la passion boucoirannaise - 3

Toc, toc,... "Coucou, c'est encore Andrée qui vient vous chercher pour continuer la balade au travers du Boucoiran d'antan"

Aujourd'hui elle vous emmène danser aux Ferragères ???? Et bé où c'est ça ? Je vous laisse le découvrir...

a bouc vue gé jassette 1939.jpg

.../...

Boucoiran par A. Mazel-3.PNG

fête orchestre.jpg

Pour aider les mémoires Boucoirannaises à se délier [enfin celles qui restent en état de marche et qui ont accès aux nouvelles technologies, ça fait pas beaucoup de monde je vous l'accorde :-(...] je vous fais un brin de chronologie de la famille d'Andrée (infos données par son  petit cousin et filleul Michel, que je ne remercierai jamais assez d'être passé par hasard au Pied de la Tour et de nous ouvrir son coffre aux souvenirs familiaux) :

Son grand-père, André Mazel, natif de Nozières et décédé en 1900, a été maire de Boucoiran de 1881 à 1884. Il était un républicain acharné, ce qui lui avait valu l'expatriation en Espagne sous le 2nd Empire

D'un premier mariage (avec une Mazel de St Bénézet) il avait eu trois fils prénommés : Gracchus, Spartacus et Horace ! Ces prénoms latins, pour le moins originaux, ont du marquer les mémoires des "obscurs paysans de la Gardonnenque" car mon papé les citait souvent

D'un second mariage (avec Alix Fontanieu) il eut deux enfants : Just et Alix (qui était la grand-mère de Michel). Just est resté à Boucoiran et il a eu lui aussi deux enfants : Ali, marié à une Léo de Brignon, institutrice de son état, et "notre" fameuse Andrée

ça va vous suivez toujours ? Pas trop mal à la tête ?

Andrée a quitté son Boucoiran chéri pour aller travailler à Avignon, et elle est décédée en 1954

Voilà ce sera tout pour aujourd'hui, je vous laisse assimiler toutes ces informations et vous donne rendez-vous demain pour prendre le train à la gare de Boucoiran. Ce qui mettra un terme (temporaire ?) aux écrits d'Andrée

Alors ne soyez pas en retard, le chef de gare n'attendra pas....

hérisson livre ouvert 1.JPG 

jeudi, 26 janvier 2012

Andrée Mazel, ou la passion boucoirannaise - 2

Continuons la balade dans les rues du Boucoiran d'autrefois, en compagnie d'Andrée, qui est un guide passionnant autant que passionné

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.../...

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A la prochaine !

On vous prend devant chez vous pour continuer la balade ?

Vous allez voir ça va valser sous les charmilles ;-)

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mercredi, 25 janvier 2012

Andrée Mazel, ou la passion boucoirannaise

CPA - Boucoiran Le Gardon.jpg

Vous vous souvenez, peut-être, d'un commentaire sous une note il y a quelques jours. Il y était question d'une Andrée Mazel et il était signé Raulet

Le hérisson est curieux (surtout quand il est bleu !). C'est là son moindre défaut. Il a écrit à l'adresse mail laissée par l'auteur, en demandant de plus amples explications. Et si le message était sibyllin, il n'était heureusement pas anonyme, car un certain Michel m'a répondu fort gentiment et présenté sa marraine Andrée Mazel native du Pied de la Tour (et qui se trouve au milieu de la barque sur la carte postale ancienne ci-dessus, petite croix noire)

Comme le hérisson bleu, elle était une passionnée de son Boucoiran, de ce qu'il était encore à l'époque (première moitié du 20e siècle). Elle a laissé de nombreux écrits sur des cahiers d'écoliers, que son filleul, Michel, s'attache à retranscrire par des moyens modernes. Car, même si elle avait quitté l'école très tôt pour aider ses parents, de condition modeste, à faire bouillir la marmite, elle avait la plume et le verbe très sûrs, comme vous pourrez en juger par la suite

Voici, pour aujourd'hui, la première partie d'une lettre écrite à sa tante en 1946, où elle chante son bonheur d'être Boucoirannaise et égrène les louanges envers son village natal

Et puis je vais faire comme à la télé : ce sera un feuilleton en plusieurs épisodes ! Histoire de fidéliser l'internaute de plus de 40 ans :-) Vous avez quand même de la veine, parce qu'il n'y aura pas de coupure publicitaire !

Boucoiran par A. Mazel-1.PNG

Rendez-vous au prochain épisode, ainsi que pour d'autres précisions sur cette Andrée Mazel avec qui le hérisson bleu, s'il avait quelques années de plus, aurait bien eu des affinités

Et un énorme MERCI à Michel de nous faire partager ses trésors familiaux

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