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dimanche, 17 mars 2013

Les aventuriers des capitelles perdues - 1er épisode

LIBERTE D'ECOUTE : Si vous souhaitez écouter la musique qui illustre cette note cliquez sur la flèche dans le lecteur ci-dessous !

Il fut un temps

Un temps que les moins de 70 ans peuvent ne pas avoir connu

Un temps où les garrigues étaient entretenues, exploitées, travaillées...

Des murets en pierre sèche soutenaient des faïsses qui accueillaient vignes, olivettes, plantation de cézés (pois chiches), bédigues (moutons) et cabres (chèvres), coupes de bois,...

Combien de fois mon papé, en se promenant dans les bois, m'a dit : "je venais travailler une olivette ici, j'ai planté et labouré une vigne là avec le míau (mulet)..." alors que devant nos yeux il n'y avait que ronces, salsepareilles, murs écroulés, et quelquefois un cep de vigne quasi séculaire !

Et "l'âne" qui était perché sur un arbre ils s'en souviennent Dany et Christian ? ;-DDD (désolée, petit aparté familial, mais peut-être que je vous raconterai l'anecdote un jour...)

Ces "terres cultivables" (et cultivées) étaient assez éloignées du village, et quand le Gran Ran mettait son chapeau noir on avait pas toujours le temps de courir à l'estaou (à la maison) pour s'abriter de l'orage. Et puis on avait besoin aussi d'un local pour laisser quelques outils sur place (sans risquer de se les faire raouber -voler- comme aujourd'hui) alors les anciens construisaient ce qu'on appelle chez nous des capitelles

Une construction conique toute en pierres sèches, avec une entrée basse, une petite niche dans le mur et un petit trou au sommet pour laisser échapper la fumée. Quand vous olivez au mois de janvier au mitan des bois et qu'il se met à tomber de la conglacine vous êtes bien content de vous mettre à l'abri et de vous réchauffer les doigts (et le reste) devant un bon feu !

Et puis y'a bien quelques cassaïres de lèbre ou de grimaciers qui en profitaient aussi...

Mais aujourd'hui la nature a repris quasiment tous ses droits en garrigue et vouloir retrouver certaines capitelles ça ressemble un peu à ça :

capitelles

...la moto en moins ;-)

Néanmoins avec bonne humeur, entrain et un grand sécateur on s'est attaqué à la chose avec Christian

Nous avons commencé par la Font des Ilières, au pied du serre des Avaous (vous savez pas où c'est ? tant pis pour vous, vous savez pas ce que vous perdez ;-DDD)

Heureusement que dès le départ on rencontre une vieille connaissance...

capitelles

... qui même si elle fait toujours la g... nous met en confiance

Parce que ici c'est le règne du minéral et surtout du végétal "agressif"

capitelles

Après quelques aller-retour sur un mur à moitié abousouné (écroulé), où non on ne picotait pas du pain dur, mais où Christian a du donner moultes coups de cisailles, enfin on aperçut "l'objet de notre convoitise"

capitelles

Heureusement qu'on a jamais perdu de vue la tour, car ça soutient le moral de tout bon Boucoirannais qui se respecte, isolé en terra incognita (n'est-ce pas le jardinier Arlésien ? ;-)) 

capitelles

Encore quelques coups de sécateurs bien sentis...

capitelles

capitelles

et on touche presque au but !

Pourtant... on n'est pas les premiers à arriver jusqu'ici : la preuve !

Les Anglais de Castrol nous ont précédé, pourvu qu'ils n'aient pas trouvé de gaz de schiste, sinon ça va péter, foi de hérisson :-(

capitelles

En tout cas ça valait le coup de se faire un peu (!) grafigner (égratigner), non ?

capitelles

ça va, les "Anglais" avaient bien refermé la porte en partant ;-)

capitelles

Après 5 minutes de pause bien méritée après tous ces efforts dans les bartas (les ronces)...

capitelles

... on rentre dans le saint des saints, où on est accueilli par un "dragon"

capitelles

Heureusement c'est un "leurre" car il ne pique pas, n'accroche pas et ne crache pas de flamme. Il est du genre "vert endive" qui n'a jamais vu le jour

C'est donc sans crainte que nous faisons un petit tour du propriétaire

capitelles

capitelles

capitelles

Bon cette capitelle, elle est un peu "trichée" : elle a été consolidée par du ciment mais c'est sûrement une des raisons pour laquelle elle est encore debout de nos jours

capitelles

Ce qui est dommage aussi c'est qu'il n'y a aucune inscription sur ses pierres :-(

Désolée de ne pouvoir vous la présenter que sous un seul angle mais il n'y avait pas trop de recul sur place et on allait pas défricher tout le carré pour deux malheureuses photos, malgré notre "arme de défrichement massif" qui nous a permis d'arriver jusque là

capitelles

Nous aussi nous avons bien pris soin de refermer la porte derrière nous...

capitelles

... avant de prendre le "chemin" du retour, en évitant les soucs (souches) d'oliviers sûrement gelés lors de l'hiver 1956

capitelles

capitelles

Si, si c'est le "chemin" du retour ;-)

                        capitelles    

    A demain pour la suite ?

capitelles

Commentaires

Beau travail, ça valait le coup! tu sais qu'on (notre association)fait en ce moment le recensement des capitelles sur Castelnau Valence. Nous en avons une quinzaine je crois. Nous avons même un acte d'une construction de 1711, mais on ne trouve pas la capitelle dans ce quartier. Pour les autres, la phase de nettoyage est en cours. Puis viendra un parcours des capitelles.Sais-tu que le collectif des Garrigues recense les capitelles du Gard? Je dois avoir leur mail si ça te dit.Bon dimanche.

Écrit par : Christine | dimanche, 17 mars 2013

Hi hi moi j'aime bien que les "bons coins" gardent un peu de leur mystère et restent difficilement accessibles parce que y'en a que raouber des caillaous ça leur fait pas vergogne :-(

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

Cela dit s'il y en a que l'expédition tente on se tient à leur disposition pour leur montrer le chemin ;-)

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

Bravo , tu as raison pour proteger faut cacher de nos jours....

Écrit par : Régis | dimanche, 17 mars 2013

Oh là j'ai pas vraiment de souci ça se cache tout seul ;-DDD

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

Un régal cette note.
moi le chemin virtuel me suffit ;-)))
J'étais une petite fille élevée en ville,
et lorsque avec mes cousines Ali et Céline on traversait le gardon pour aller à Cruviers
c'était mon chemin de croix.

Écrit par : Arécol | dimanche, 17 mars 2013

hi hi ils t'avaient pas dit qu'il y avait un pont à Brignon ? ;-DDD

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

magnifique,dans quelques temps, on se donnera du courage pour la découvrir tu sais le jardinier ne profite pas de son week-end vu le temps

Écrit par : claudine | dimanche, 17 mars 2013

Au moins il a de la lecture ;-)

Et il en aura encore le week end prochain quand il reviendra au Pied de la Tour ensoleillé. Je viens de programmer deux épisodes supplémentaires pour les jours prochains ;-)

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

bravo aux défricheurs !!!

Écrit par : co | dimanche, 17 mars 2013

oui,laissons le coin ,sauvage pour les courageux ,c'est plus tentant

Écrit par : Danielle | dimanche, 17 mars 2013

mdr la musique qui met en condition!!!
belle "balade" Merci
et Billy avait déclaré forfait???

Écrit par : Sylvia | dimanche, 17 mars 2013

Billy ? Il avait encore ses bouclettes de bédigue tu l'imagines dans les armas ?
A côté Steve Mc Queen aurait eu l'air de faire de la broderie ;-DDD
J'ai aussi beaucoup rigolé en choisissant les musiques "d'ambiance" tu verras demain et après demain ;-))

Écrit par : Pat | dimanche, 17 mars 2013

Les commentaires sont fermés.