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vendredi, 20 janvier 2012

Les charrettes renversées

charrette-guipavas.jpg"Hier matin, j'ai aidé à relever une charrette renversée devant la boulangerie... le verglas sans doute... avec deux "jeunots"... André et Jean-Pierre

On se connait bien. Et depuis longtemps. Vous pensez... on a fréquenté la même école communale ! Bon, on a peut être pas eu les mêmes instituteurs. Mais qu'est-ce que ça change ?"

 

Ah ces fameuses charrettes renversées... tout un poème !

La saveur d'une expression, en totale contradiction avec ce qui s'est réellement passé

Quelque chose de très agréable que l'on transforme en un travail pénible (et fastidieux selon le contenu de la charrette !) pour se donner bonne conscience ou se faire pardonner le temps perdu en vaines paroles... en tout cas pas pour ceux qui les ont échangées

Aider à relever une charrette renversée, on a pas encore trouvé mieux, à notre époque, pour "rentabiliser le temps perdu"... en convivialité ;-)

*****

Pour ceux qui ne connaitraient pas l'expression et/ou qui ne l'aurait jamais pratiquée, ce petit texte inspiré de ma rencontre avec les collègues hier, nécessite peut être une explication !

Elle doit être vieille cette expression, elle doit dater du temps... des charrettes ;-)

Du temps ou la femme disait à son mari : "quand tu reviendras de la vigne tu prendras le pain en passant devant la boulangerie" (par exemple). Et notre bonhomme, en sortant de la boutique tombe sur des copains, qu'il n'a pas vus depuis longtemps (ils travaillaient la terre d'à côté tout le matin) et ils en prennent cinq en discutant le bout de gras, ils taillent une bavette quoi !

Parlent de tout et de rien. Du temps qu'il fait, de celui qui passe, de celui qui est passé... Du temps d'avant, de la chasse, des lapins, de la myxomatose, se donnent des nouvelles d'autres qu'on ne voit plus, qu'on a pas vu depuis longtemps, de ceux qui sont partis...

Des fois, un autre, qui passe à ce moment-là, se joint à eux en demandant "vous préparez une liste pour les élections ?" et vient agrandir le cercle et alimenter la conversation "et toi tu dors bien ?" "Si je dors ? oh bonne mère... j'ose même pas en parler de peur que l'expression Jeunesse qui veille et vieillesse qui dort sont bien près de la mort se réalise..."

Et puis on s'aperçoit tout à coup que l'heure tourne ! "Dis c'est pas la demie de onze heures qui vient de sonner ? ben je vais me faire passer un savon par la Mariette en rentrant..." Et l'on se quitte prestement, avec un fond (tout petit le fond) de culpabilité... pour aller mettre les pieds sous la table !

Et la Mariette, en arrivant à l'estaou (à la maison) : "Dis, j'ai cru que tu le faisais cuire le pain ?" Et notre bonhomme, tout penaud :"si tu savais, dans le virage de la boulangerie il y avait une charrette de renversée, j'ai aidé à la relever..."

*****

Oui je sais ! y'a pas de photos rien que des trucs à lire ! Bouh qué tracassin !

Ben moi j'ai pris beaucoup de plaisir à relever la charrette avec Jean-Pierre et André hier matin devant la boulangerie et je voulais vous le faire partager... Na !

hérisson bleu.JPG

Commentaires

C'est en effet une expression que j'ai apprise en venant vivre ici et je la trouve bien sympa. En tout cas Pat la raconte très bien. C'est fou ce que ce blog est bien et cette Pat a bien de l'humour !

Écrit par : Marsel | vendredi, 20 janvier 2012

Bé toutes les fleurs ont pas gelé avec les dernières barbastes ! Merci Martine ;-)
Et j'espère que vous pratiquez souvent cette expression dans les rues du vieux Brignon si propices à la conversation...

Écrit par : Pat | vendredi, 20 janvier 2012

Y'a pas aussi une histoire de bossu qu'on aide à se redresser ?

Écrit par : carol | vendredi, 20 janvier 2012

Ah ben celle-là je la connais pas !
Mais s'il y a quelqu'un qui la sait qu'il n'hésite surtout pas à nous la raconter :-)

Écrit par : Pat | vendredi, 20 janvier 2012

chaque fois que mon père tardait à remonter de chez Malzac,ma mère disait:"il a encore rencontré une charrette" par contre je n'avais jamais entendu qu'elle était renversée,ce qui,bien sûr,justifie encore plus le retard!

Écrit par : geneviéve | vendredi, 20 janvier 2012

Des fois elle "se contente" d'obstruer la rue étroite qu'on emprunte pour se rendre chez soi ;-)
Geneviève c'est pas vous qui m'aviez parlé d'une Andrée Mazel ?

Écrit par : Pat | vendredi, 20 janvier 2012

la vraie version serait plutôt : "quand tu reviendras de la vigne tu prendras le pain en passant devant la boulangerie et n'en profites pas pour reluquer les miches de la boulangère !!!"
MALZAC : j'ai toujours entendu dire par mon père qu'il était imbattable à la course à pied et je me souviens de l'époque où j'avais migré dans les Bouches du Rhône et nous revenions zà BOUCOIRAN pour les vacances ... alors la soirée du samedi jusque tard dans la nuit nous la passions au four de MALZAC avec le mitron que nous aidions à faire la fournée ... tèèèè un truc qui a disparu : quand il sortait le pain sur sa pelle en bois nous avions pour tâche de vite trempouiller une balayette dans un seau d'eau et de vite vite brosser le dessus des pains afin que l'eau fasse naître le croustillant de la croûte toute brillante ... et pour récompense nous plongions à pleines mains dans les sacs debout appuyés contre un mur le haut entrouvert où on voyait des kilos de fruits confits et raisins secs que nous dévorions à nous faire péter la sous ventrière ...

Écrit par : le bouif | vendredi, 20 janvier 2012

Et c'était qui le mitron en ce temps-là ?
Mon grand-père, lui, "préférait aider" quand ils faisaient de grandes plaques de gâteau de Savoie. A la fin il mettait les "brises" dans un seau et y rajoutait de la crème pâtissière et il s'en mettait plein la lampe. Quelle chance pour un grand galavard comme lui d'avoir deux beaux-frères pâtissiers...
Et Maurice s'amusait avec les enfants du village il leur disait : ferme les yeux et ouvre la bouche et vlan il y mettait le manchon plein de crème dans la bouche et quichait (pressait) dessus, la crème sortait par les narines et les oreilles ;-) Mais il se faisait gronder par sa femme alors il leur disait la même phrase et leur mettait une dragée dans la bouche. Je crois qu'il y a toujours eu des minots au fournil tant qu'il y avait Maurice...

Écrit par : Pat | vendredi, 20 janvier 2012

le mitron après la boulange il a dû devenir fumeur de mauves peuchèreuuuuuuu ...
tu dis " brisés " ... nous zappelions ça des "retroussssss " ... quand la découpe des gâteaux finissait mal ou quand ils devaient tavoir une forme en losange il y avait beaucoup de retroussss ... muuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuueeeeee ... tout ça remonte aux zannées 53/60 et il y avait déjà des brûleurs au mazout pour chauffer le four ... en parlant de la boulangerie ça me rappelle : j'avais volé à ma mère environ 10 sous dans le porte monnaie et j'étais zallé chez Alice MALZAC pour acheter des "chevingommes" et j'ai de suite remarqué que les "marrons" gagnaient à tous les coups et donnaient droit à prendre un autre bonbon ... et alors me voyant avec un paquet de ces boules de gomme et sachant que ma mère me demanderait des zexplications sur l'origine de mon soudain compte en banque j'ai décidé de changer de couleur ...

Écrit par : le bouif | vendredi, 20 janvier 2012

Je voulais juste savoir son nom du mitron... je me doute qu'il est au cimetière de nos jours !

Et c'est "brises" comme le vent...

Alice c'était Baume, Malzac c'était Lucile (mince j'ai oublié le nom de jeune fille d'Alice et comment elle était parente avec les Malzac...)

Mais tu as l'absolution des Boucoirannais tu es loin et il y a longtemps que tu es parti et surtout tu participes activement au blog et au chantier archéologique des souvenirs immémoriaux !!! Amen ;-DDD

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

Non,je ne vois pas qui est Andrée Mazel.Moi,je vous avais parlé de Louis Mainard car j'avais été intriguée par son épitaphe au cimetiére:"Romancier et poéte,il aimait la beauté sous toutes ses formes et le ciel de son pays brillait dans ses yeux".

Écrit par : geneviéve | vendredi, 20 janvier 2012

Bon alors il faut que je remonte les rouages de ma mémoire ;-)
Pour Mainard rien trouvé de plus que vous sur Internet mais une fois la mairie bien installée dans ses nouveaux locaux je retenterai une plongée en apnée dans les archives...

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

je ris en lisant ton commentaire parce que ce matin en rangeant mon garage j'ai envoyé
alain au contener à papier et il est revenu 1h aprés alors je lui ai dit tu as rencontré
une charrette renversée ou est ce que tu as lu tous les journaux

Écrit par : claudine | vendredi, 20 janvier 2012

ah s'il est allé à celui de Nozières avec la brouette c'est sûr qu'il lui faut tout ce temps ;-)

C'est très bien de mettre en pratique les notes parues au Pied de la Tour, demain :
gymnastique aquatique dans le canal.
Je veux voir tout le monde en calsif à la planque de Labric sur les coups de 9h ;-DDD

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

Oh zut !!
on est demain et
j'ai raté le rdv de 9h

Écrit par : Arécol | samedi, 21 janvier 2012

Meuh non t'as rien raté : mon com date de ce matin et donc demain c'est demain ;-)

Vous connaissez pas l'histoire de l'affiche apposée sur la vitrine du coiffeur qui dit "demain on rase gratis" ? ;-DDD

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

ce matin je ne sais pas si vous serez nombreux àfaire trempette je ne serai pas de la partie je nage comme une pierre au fond de l'eau et mon jules c'est pareil il faut en parler avec yves drevon !....

Écrit par : claudine | samedi, 21 janvier 2012

Et voilà déjà deux qui se défilent... mais on a pied au canal à la planque de Labric !

Et c'est vrai que Yves l'eau c'est sa partie ;-)

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

ça y est c'est la boulette qui fait déborder la vase ... je pensais passer incognito en sucrant le nom du mitron que j'ai oublié et voilà que tu insistes ... j'n'ai pas l'air con "tout are" ... on ne peut pas devenir gâteux sans que ça se remarque ... hihihiiiiiiiiiiiii ...
quoi qu'il en soit ces remontées dans le bon vieux temps me servent de baromètre pour la sale zaïjemeurs qui me guette au coin du cimetière ... en parlant de cimetière histoire de rigoler un peu je ne me ferais pas sixpiedssousterrer à Boucoiran ... j'ai demandé qu'on me mette dans zun trou de tractopelle Vauclusien sans me faire ma dernière toilette sinon qu'est ce qu'ils vont croûter les zasticots ...

Écrit par : le bouif | samedi, 21 janvier 2012

Et bé entre les vieux qui perdent la mémoire et moi qui retiens rien on est bien montés !!!

Écrit par : Pat | samedi, 21 janvier 2012

des histoires sur boucoiran et l ancien temps on en redemande encore et encore"; merci pour la quadrilogie 'la passion boucoirannaise' et pour les commentaires; ce blog est vraiment génial

Écrit par : hugon monique | samedi, 28 janvier 2012

Ah c'est ça ! Le coup de la charette !! Ben moi aussi, il ne se passe pas un jour sans que j'en rencontre une... mais ces derniers jours pff ! j'comprends pas ! Degun !
Je suis allée faire un tour vers le gardon via "au pied de la tour" (pas folle la guêpe...), c'est dingue ! Mais c'est le Nôrrrrd !!!!!! Comme dirait Galabru ! Les photos sont superbes ! Merci pour ces beaux reportages !
Mariejo

Écrit par : Mariejo Goulard | mardi, 07 février 2012

Ouais c'est bizarre ! ce matin sur les bords du Gardon il n'y en avait pas une de charrette de renversée, ni même une barque... pourtant avec ce vent de fou on aurait pu penser le contraire ;-)
Vaut mieux papoter de blog à blog bien au chaud devant l'ordi !

Écrit par : Pat | mardi, 07 février 2012

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