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mardi, 30 août 2011

Les souvenirs des Boucoirannais

a bouc vue gé jassette 1939.jpg

Devant l'abondance des souvenirs d'enfance -ou autres- de certains Boucoirannais (pas tous ceux qui passent au Pied de la Tour malheureusement) dans les commentaires, le hérisson bleu se voit obligé de les regrouper sous une seule et même note juste par esprit de cohérence et pour éviter les "hors sujet"

Encore un boulot de Romain pour le hérisson (merci Daniel !) mais au moins on saura à quoi s'en tenir en ouvrant cette note qui remontera le fil du temps -et du blog- à chaque commentaire, à chaque page de souvenirs rajoutés

Alors si vous souhaitez faire des retours en arrière dans le Boucoiran que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître, raconté par des Boucoirannais pour tous les lecteurs du blog, cliquez sur le titre de cette note et le fil des souvenirs des uns et des autres se déroulera... et peut être vous incitera à y mettre votre grain de sel qui sait !

Allez embarquez dans le train de la mémoire...

 012f-Nozières avenue de la gare.JPG001c-gare Boucoiran.jpg

La gare de Ners.jpg

... et n'hésitez pas à poster vos souvenirs !

006a- Grand'Rue La poste.jpg

mais tous dans la même boite aux lettres

ci-dessous

flechebas.gif

Merci de respecter ces "consignes"!

'Tention : "e pericoloso sporgersi"

 

J'espère que les "commentateurs" dont les propos ont été déplacés dans le temps me pardonneront

Le hérisson reconnaissant ;-)

Commentaires

13 avril 2011
coucou ... cousine ...
ce serait bien que tu fasses revivre les anecdotes de ton papé au cours de tes reportages ...
les nouveaux Boucoirannais n'y entraveront que dalle mais ça fera du bien aux papés et mamées que nous sommes ...
les histoires de chasse... à l'école ... et les coups du " martelet " aux portes cochères pour faire chier les constipés ... le footeballe ... les colles buissonnières ... quand ils se prenaient des emplâtres ... tirer les cheveux ... décoller les zoreilles et quand ils buvaient le vin de messe en cachette à la messe basse ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

3 juillet 2011
èèèèèèèèèèèè cousine ...
ce dont je me souviens c'est que sur cette place il y avait le magasin " DOCS MERDIONAUX " et que devant le comptoir il y avait étalés, debout, les sacs de haricots secs, de lentilles, de pois chiches et bien d'autres ... même qu'on nous servait le beurre de la grosse motte posée sur le comptoir et qu'il fallait vite le mettre dans zun bol d'eau sur le rebord de la fenêtre en arrivant à la maison ...
c'est quand même utile de rappeler que dans les années 1943 et plus à ma maison natale sur la route nationale il n'y avait pas de douche, un wc turc sous le hangar, pas de chauffage à part la cuisinière à bois dans la cuisine, que la toilette se faisait dans un baquet dont l'eau était chauffée au soleil au printemps, pas de télé, pas de frigo, pas de machine à laver,pas de voiture mais l'école à 2 pas où le maître vous tirait les cheveux sur les tempes, vous décollait les oreilles, vous donnait des coups de règles et très souvent la grande spécialité de l'éducation nationale recommandée dans certains manuels pour bien assimiler la leçon du robinet qui fuit une paire d'emplâtres qui vous faisait visiter les zétoiles et tous les cratères de la lune par une matinée ensoleillée ... et oui j'ai connu le temps des coups de pieds au cul et de la morvelle qui coulait telle une chandelle qu'on faisait re-rentrer en reniflant un bon coup ... ça faisait un 4 heures par fois ... c'était l'époque du garde manger, des lessives au lavoir par tout les temps et du choux à la crème pour Pâques ... pour se déplacer on prenait la " micheline ", le car ou le train où il ne fallait surtout pas toucher la portière et puis se toucher le visage si on ne voulait pas ressembler à un charbonnier ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

5 juillet 2011
allez je me raconte ...
je suis Daniel GIGORD dit " le bouif " et ce surnom me vient du fait que je fréquentais la cabanette au bord du gardon où était installé le cordonnier Mathieu ... c'est peut être les odeurs de la colle, du cuir ,les petits coups de marteau sur des pointes pour clouer des semelles et talons, la fumée de sa cigarette et toutes les histoires qui se racontaient parce que c'était un des lieux de rendez vous les jours de pluies avec aussi l'atelier du maréchal ferrant de Mr GUISTINIANI ...haaaaaaaaa ce Mr GUISTINIANI un artiste à la forge et puis ses récits du temps où il était dans les colonies ...c'était un régal de le voir faire tournoyer le fer rougi et le marteler afin de lui donner la forme idéale pour chausser de neuf un cheval de trait et Mr BOURBAL le menuisier dans son atelier où voltigeaient les copeaux de bois de sa raboteuse et puis cette odeur du pin, du sapin, ces petites cales de chutes de bois tombées dans un caisse au pied de la scie à ruban qu'il me donnait bien volontiers et avec lesquelles j'ai commencé à construire mes premiers châteaux pour mes princesses imaginaires ... je lui dois d'avoir été menuisier à mon tour ... mon enfance a commencé quand une nuit les allemands ont tapé au grand portail de la maison au bord de la route et ont réquisitionné la maison pour y établir la cantine de la compagnie ... la trouille de mon père Marcel (ce passage me fait toujours pleurer) mon héros, avait eu une trouille bleue quand les occupants ont mis des cochons volés dans quelques fermes des allants tours dans notre cochonnier car enterré profond dans une caisse en dessous il y avait des fusils de chasse et des munitions enduits de graisse... un de ces soldats que je nommerais ici l'ami FRITZ travaillait aux cuisines et donnait souvent en cachette des restants de nourriture à mes parents pour mon frère Bernard et moi ... puis une nuit des pas de bottes montèrent dans l'escalier qui menait de la cour à la cuisine, des coups contre la porte jamais fermée à clé retentirent, mes parents Marcel et Janette ont cru que leur dernière heure était arrivée, les pas lourds sont redescendus et le lendemain ils ont appris que l'ami FRITZ était parti pour le front RUSSE ... il avait des enfants lui aussi en Allemagne ... merci Mr FRITZ de m'avoir nourri au péril de votre vie ...
et puis le coup du martelet ... une corde attachée au marteau de la porte d'entrée et de l'autre côté de la rue un garnement qui tire dessus et qui forcément après quelques coups assourdissants fait sortir en ronchonnant le propriétaire et cela finissait souvent pas une course poursuite dans les ruelles du village avec l'insomniaque en pyjama qui ne se doutait pas que ça recommencerait le lendemain soir ...la meilleure des fredaines de mon père c'était qu'un soir en allant au bistrot chez ARTILLAN qui avait un perroquet apprivoisé qui répétait à longueur de journée quand un client entrait " artillan un client "... donc en passant devant la maison de Mme BARLAGUET il vit qu'elle portait une soupière et il ne trouva rien de mieux que de faire claquer les volets entrebaîllés et de faire peur à la dame qui lâcha la soupière ...et surtout de détaller comme un lapin après ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

5 juillet 2011
Tu savais Pat ?
J'ai vécu 9 ans à BOUCOIRAN et les marchands de vins qui avaient pris la récolte à la cave coopérative n'ont jamais payé ce qu'ils devaient à beaucoup de viticulteurs Boucoiranais et ce fut le tsunami Gardois au village ... mon père ce héros au sourire si doux a vendu le mulet pour payer les vendangeurs et nous avons quitté BOUCOIRAN la queue entre les jambes pour un domaine viticole/rizicole dans les Bouches du Rhône ... alors depuis j'ai langui de la maison où je suis né au bord de la route et de mes copains ...
Après 7 ans dans les Bouches du Rhône j'ai langui des maisons où j'ai habité et de mes copains de là bas ...
Maintenant 51 ans dans le VAUCLUSE où je languis de ma maison de BOUCOIRAN , de celles du Domaine de BOISVIEL dans les BduRh et de tous mes copains ...
Nous ne sommes pas partis de BOUCOIRAN pour faire fortune ailleurs mais pour survivre suite à la banque route des voleurs de marchands de pinard de NIMES ...
Voilà vous savez presque tout de mon exil contraint et forcé de mon village tant aimé et là je pleure ... oui un homme ça pleure quand ça a du chagrin depuis 58 ans ... et ça fait très mal ... plus que mon cancer car les chirurgiens me l'ont enlevé ce cancer mais on n'opère pas le chagrin d'un enfant de 9 ans quand il quitte définitivement son village ...mais ça fait de lui un autre homme ...un vrai ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

6 juillet 2011
… I remember that my father told me …

C’était un soir d’été et l’alerte est donnée, une troupe de soldats allemands remonte vers BOUCOIRAN… alors la résistance locale s’organise et par bonheur pour moi le camion au gazogène ne démarre pas sinon je serais orphelin … la résistance ? J’y serais rentré si j’avais eu l’âge … sans oublier que lorsque un soldat ou un officier ennemi était tué le village le plus proche était incendié avec tous ces habitants dans l’église …
Je vous retranscrirait les récits de guerre que mon père mon héros au sourire si doux a écrit dans un carnet au jour le jour … parti de MONTPELLIER avec son régiment d’artillerie canon de 75 jusqu’ en Belgique puis repoussé sur les plages de DUNKERQUE comme dans le film : ( Week-end à Zuydcoote »)
sauf que Belmondo n’y était pas au milieu des bombes qui explosaient et faisaient monter à 20 mètres de haut des wagons de marchandises …
Quand je pense que cette année même pas un reportage télé sur le débarquement du 6 juin 1944 … et qu’un grand escogriffe de président avait, une année, fait supprimé la commémoration du 8 mai 1945 …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

7 juillet 2011
Quand j’avais 8 ou 9 ans ma mère m’avait envoyé chercher un citre chez Mr SOULIER dans le haut du village et j’étais passé par la rue qui monte depuis le café au bord de la nationale jusque derrière l’église … et au retour avec ma pastèque blanche dans les bras je commençais à me tortiller pour la garder dans mes petits bras car ce genre de courge est très très lisse et très très glissant alors ni une ni deux mon esprit inventif me presse de trouver la solution miracle … je pose le mastodonte parterre et je descend la rue du café à reculons en laissant rouler le fruit naturellement vue la pente et me voilà arrivé à la maison avec mon gigérine bourré de petits gravillons et à moitié esclaffi … si ça ce trouve ça aurait fait une bonne confiture pour l’hiver …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

8 juillet 2011
Voyage à DOUVRE d’un orphelin BOUCOIRANAIS …

3 ième RAD 2 ième batterie
Je soussigné Maréchal des logis GIGORD Marcel.
En cas de décés envoyer ce carnet à Monsieur Jean GIGORD VILLEFORT ( Lozère )
Et dites à tous Vive la France .
Le 2 septembre 1939 cantonné au château de Bouffard près de CASTRES jusqu’au 13 à 12h30 … ce jour à 13h25 départ vers l’inconnu … passé à CASTELNAUDARY , CARCASSONNE, NARBONNE , BEZIERS, SETE, MONTPELLIER, NIMES, ORANGE, VALENCE, LYON, DIJON, MANEY … débarqué à GERAUVOISIN ( Meurthe et Moselle ) le 15 septembre 1939 à 15 heures cantonné à MENIN ( Meuse ) jusqu’au 19 septembre 1939 …
Le 21 cantonné à POMMENEUX
Le 20 ------------- à JOULBRY
Le 25 --------------à ALLEMART jusqu’au 28 10 1939
Le 29 --------------à OGY départ ce jour à 22 heures pour aller prendre position chaque jourjusqu’au 15 11 1939 puis RENALFANG relevé le 16 par la 1ère Bie descendre à FIBLANCHE en position de soutien, aménagement de la position jusqu’au 11 12 1939, le 12 à NOISEVILLE jusqu’au 14, le 15 à WAVILLE, le 16 à REMBERCOURT départ le 19 pour embarquer le 20 à 3 heures du matin à ESSYER en passant par REIMS débarqué à MARCOING ( nord ) le 21 à 16 heures … le 21 à METZ en COUTURE (Pas de Calais ) … départ 18 avril 1940 à 13 heures ce même jour pour BOURLON départ le 26 avril 1940 à 7heures ce même jour à BAUMETZ les CAMBRAI départ le 13 à 9 heures pour embarquer à CAMBRAI le même soir …le 13 mai 1940 8h du matin parti à CAMBRAI pour embarquer, partir à 19 h, passé en Belgique à 21 kdébarqué le 14 à 2h MARRAGE arrivé à ECAUSSINE près BRAINE le CAUTE à 10 h le 15 1er contact avec l’aviation, quelques bombes sur les gare environnantes à 19 h parti pour la ôsition, arrivé le 17 à 2 h organisation du terrain à 8h tir … à 15 h bombardé par une batterie boche à 20 h départ jusqu’au 19 à HASAR 120 Km , rien mangé, le 20 bombardé par avions, le 21 forêt des 3 peuelles bombardé , parti le 22 pour TILLOY le 23 bombardé …débarqué le 14 en Belgique MONAGE étape jusqu’au 16 ce jour mise en batterie dans le bois de FELOUY commencer le tir le 17 à 9 HEURES du matin toute la journée, ordre de repli le 17 à 5 heures du soir … 1 mort, 8 disparus …
Retour vers la FRANCE les 17- 18- 19 … marcher nuits et jours, cantonner dans un bois du nord à HASNAS 120 … 19 au soir bombardé et mitraillé à tout instant … 2 disparus … le 20 à 8 heures du soir départ vers VALENCIENNES cantonnés au bois de 3 POULLES jusqu’au 23 … 145 kilomètres sans boire ni manger… tout est mort… départ pour NOMEN (B) mettre en batterie le 24 au lever du jour, tir de barrage, le 25 autres tir …au cours de la nuit du 25 au 26 dernières cartouches, départ le 26 à 20 heures direction DIEPPE, le 27 départ sur LAPARRE… arrêt … les pièces sautent …plus de chevaux … plus rien que nos jambes, nous arrivons dans les dunes pour prendre un bateau mais rien ne vient, partir à pied de nuit pour DUNKERQUE à 45 Km, 28 cantonné et petite Sbrynthe là le 363 était en position les 29-30-31 mai, 1er-2-3 juin1940 sans vivres, sans rien … le 2 juin j’ai fauché une voiture aux anglais et avec 2 copains nous sommes allés cherché des vivres à la gare de DUNKERQUE… grand bombardement sur la gare enfin nous ramenons de quoi manger et un demi muy de vin, le 4 à 17h départ vers la plage car les boches sont à 500 mètres arrivés à 10 h du soir départ du bateau le 5 à 3 heures débarqué à DOUVRE (ANGLETERRE( le 6 à 8 heures du matin … parti sur le train pour PLYMOUT arrivé le 7 à 15 heures coucher là bas, le 8 emberqué à PLYMOUT débarqué le 9 à 7 heures à BREST, embarqué ce jour à 13 heures arrivé à LISIEUX le 10 à 11 heures, à 13 h parti en camion pour St JULIEN le FAUCON ( Calvados) le 12 départ 19 heures à pied 38 Km pour DAMBLAINVILLE arrive avec retardà 15 h le 13 6 1940 de là embarqué à COULLIBEUF ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

8 juillet
Confession d’un petit voleur de crayons d’ardoise …

C’était dans les années 1950 dans la classe de Mme BEZU (j’estropie un peu son nom ) et je dois avouer que j’étais un peu amoureux d’elle …
J’avais repéré dans une armoire au fond de la classe tout un trésor de cahiers, crayons d’ardoise, gommes, porte plumes flambants neufs … et un jour après la classe je retourne à l’école, je monte à l’appartement de mon institutrice préférée et lui demande si je peux aller dans la classe chercher quelque chose que j’ai oublié … ayant reçu le feu vert je me précipite dans la classe, ouvre à toute vitesse l’armoire et je dérobe quelques crayons d’ardoise et pour ne pas me faire coincer en les ramenant à ma maison je ne trouve rien de mieux que de les cacher dans mon bureau … fier de mon coup à moitié réussi le lendemain je reviens à l’école, tout le monde en rang et on rentre dans la classe … il se trouve que pendant quelques temps la maîtresse m’avait fait changer de place pour être plus devant car une élève (que je maudis encore) était absente … l’élève reprend sa place et moi la mienne … la catastrophe … « m’dame, s’écrie la maudite, il y a des crayons d’ardoise dans mon bureau » … j’étais cuit … je n’avais pas pensé à ça … et j’ai fini ( hooooooo non pas au pénitencier avec Johnny) mais dans la cuisine de l’institutrice avec pour punition, pour mon souper, un bout de pain dur … tout en pleurant comme une madeleine avec de la morve qui coulait sur mon souper de bagnard …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

8 juillet 2011
Octobre 1953 …
Ce matin là le maître nous fait entrer en nous surveillant du coin de l’œil des fois qu’on cacherait une boule puante …
Dans la classe un silence de plomb …
Le maître se promenait de long en large dans la classe avec sur le bras une pile de cahiers du jour qu’il avait du corriger la veille entre coupé de quelques séances d’assouplissement du bras droit pour ne pas perdre la main dès fois qu’il aurait fallu refiler quelque torgnoles aux cancres disposés naturellement au dernier rang de la dernière rangée loin du poêle à charbon dès fois que ces cancres là auraient profité de leur tare naturelle pour se faire bronzer pendant que les fayots du premier rang avaient droit aux grands sourires un brin pédophile de ce grand escogriffe dont je tairais le nom ici …
La scène commence par des félicitations au 1er de la classe et puis ça va en dégringolant vers le fin fond de la rangée où je me trouvais au banc du cancre à oreilles d’âne assis au côté de mon collègue Alain FERNANDEZ qui ne se doutait pas qu’il allait déguster …
Et l’escogriffe qui faisait aussi fonction de Maire et de secrétaire de la cellule du parti communiste français dit à peu près ceci « Monsieur Alain venez par ici » et quand il fut à portée d’emplâtre il sorti du cahier du jour coincé entre 2 feuillets un talon de chaussure décloué que le futur emplâtré avec récupéré pensant le faire reclouer chez Mathieu le cordonnier unijambiste.
Le talon était tombé dans le cahier en voulant le ranger … qu’est-ce qu’il n’avait pas fait là le pauvre Alain …
Le maître lui posa le bout de cuir fautif sur la tête et commença à le gifler pour faire tomber l’objet con tendant … et vlim et vlam et vlim et vlam … ça pleuvait … Alain fier comme Artaban ne s’est jamais démonté et se crispait pour maintenir l’équilibre sans que jamais le talon ne tombe …
Et oui ça c’est passé devant les yeux de toute la classe qui n’a pas bronché …

Dans nos jeunes années nous avons tous plus ou moins connu les sévices corporels du genre : à genoux sur une règle, tirage de cheveux sur les tempes ou à pleines poignées sur la tête, décollage d’oreilles, debout sur un pied, des gifles, des nez qui saignaient parfois, des coups de pieds au cul ( à ce propos j’ai connu un pion quand j’étais en pension qui te proposait 4 heures de colle à copier 40 fois 10 lignes d’un poème à la con ou un grand coup de pied au cul et bien il m’est arrivé de décoller de parterre plus d’une fois pour économiser mon encre ) …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

8 juillet 2011
Souvenir, souvenir …

Haaaaaaaaaaa la fête des rameaux juste avant Pâques, dans l’église de BOUCOIRAN … c’était une torture …pendant toute la messe je salivais … pensez donc à 8 ans être obligé de porter un rameau … et quel rameau … un bâtonné d’environ 30 cm avec des branchettes sur les côtés un peu comme un mat de cocagne … avec accrochés et pendulant des fruits confis enrobés dans du papier argenté qu’on trouve dans les tablettes de chocolat … des poires confites … des chocolats au lait gros comme des œufs de poules (tèèèèèèèè pas de coq bien sur) …presque une heure à entendre l’abbé CHARRIER marmonner son latin à l’accent gardois …et puis la délivrance … l’homme en noir se décidait à dire le mot tant attendu « AMEN » … je crois que je devais manger le papier argenté tellement c’était urgent de se faire péter la sous ventrière au nom de tous les saints …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

9 juillet 2011
Il est 5 h du matin …
Je suis dehors sur ma terrasse assis dans un fauteuil de jardin et je me fais une petite bouffée d’oxygène avec les petits tuyaux dans les narines, le petit coq chante et bientôt le soleil va pointer du côté du Mont Ventoux, il fait frisquet, je suis seul …mais je vis …
Quand mon père rentrait du fourrage pour le mulet, qui s’appelait « marquis », j’appréhendais le moment où le tas d’herbes séchées posé parterre diminuait car il y avait toujours quelques petits serpents qui se tortillaient et j’avais une de ces frousses pourtant ce n’était que quelque petits orvets ou couleuvres de Montpellier …
Quand les vendanges battaient leur plein mon père gardait un peu de bon raisin dans un gros tonneau ouvert sur le dessus et notre travail avec mon frère Bernard était de grimper dans la barrique et de tchaoutcher les raisins avec les pieds même un peu sales afin d’en extraire le jus qui ferait de la bonne cartagène Boucoiranaise …
Haaaaaaaaaa le tour de France cycliste … nous nous mettions dans le grand virage de l’Avol et de la caravane publicitaire on nous jetait des trésors, des chapeaux en papier, des prospectus que nous courions ramasser dans le ruisseau de la route entre les platanes, plus on en avait et plus nous étions heureux … et le clou du spectacle était la caravane des « cinzano » qui sortaient du virage à toute allure en se mettant debout les bras en croix sur leurs grosses motos …puis les coureurs passaient à toute vitesse …
Le poste de GIGORD …
Un jour à la chasse au sanglier mon père ce héros était perché dans un chêne vert et espérait …des chiens aboyaient au loin, la bête devait se rapprocher car il entendit tout près quelques buissons qui grimaçaient, soudain les naseaux du sanglier, qui avaient du sentir le tireur, se mirent à fouetter fortement l’air dans un demi rugissement et mon père surpris de voir cette bête sous son l’arbre eu la trouille et tira d’instinct ses deux chevrotines dans les nuages … le cochon sauvage doit encore courir dans les avaous du grand ran … le chêne vert qui doit être quelque part dans les bois s’en souvient encore et porte à jamais le nom de « poste de GIGORD » …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

9 juillet 2011
Je n’en crois toujours pas mes oreilles …
Ce 24 décembre mon frère Bernard et moi avons soupé et après un sommaire coup de gant de toilette sur le museau nous sommes allés dans notre chambre commune et comme nous étions excités à l’idée que le père NOËL allait passer nous faisions les fanfarons, allant jusqu’à ouvrir les portes de l’armoire murale et après avoir grimpé d’une étagère à l’autre nous nous jetions à tour de rôle d’en haut jusque dans le lit plus bas …
Et là je vous le donne en mille …par le foyer éteint de la cheminée ( on ne fait pas de feu de cheminée un soir de NOËL bien sur ) une voix qui raisonne encore dans ma tête 60 ans après « ils dooooooooooorment ces enfants » et là nous avons plongé chacun dans notre lit, remonté les édredons de plumes sur nos têtes est le lendemain quelle fût notre joie, le père GIGORD heuuuuuuuu le père NOËL était passé avec des tas de jouets …
En fait mon père, voyant que la pantomime risquait de durer et ne pouvant déposer les cadeaux devant la cheminée où nos galoches les attendaient, était monté sur le toit de la maison de la route et par le trou de la cheminée avait fait « le père NOËL » …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

9 juillet 2011
La marée chaussée …
Au village il y avait une gendarmerie et quand j’avais 8 … 9 ans je me suis avancé pour visiter ce lieu qui me paraissait bien mystérieux …je toque à la porte et un pandore me demande « qu’est ce que tu veux petit ? » … « je viens voir comment c’est fait » … il me fait entrer et je regarde ébahi sur une table un revolver démonté …j’ai toujours été fasciné par les armes à feu et je lui demande s’il y a une prison, alors nous sortons dans la cour intérieure et il me fait voir quelques cellules puis nous re-rentrons et là je m’aperçois qu’entre eux ils ont décidé de me faire marcher …le gendarme sort d’un tiroir une paire de menottes, fixe une extrémité au dossier d’une chaise et l’autre bout à mon poigné et il me dit « si tu veux retourner chez toi il faudra emporter la chaise … je me suis vu sur la route nationale trimbalant la cadière devant tout le monde mais comme ils ont compris mon embarra ils m’ont libéré sans caution en s’esclaffant de rire …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

13 juillet 2011
désolé mais je squatte ...

Le voleur de piécettes …
Tant qu’à voler un neuf autant voler un bœuf …
J’avais reluqué que ma chère maman mettait son porte monnaie dans zun tiroir du buffet … et le voleur de piécettes en herbe que je suis a eu tôt fait de dérober le pactole, environ 2 sous … je cours chez la boulangère Mme MALZAC et j’achète un chevingomme marron … putain con je gagne un gratuit … tant qu’à faire j’en prend un autre de la même couleur d’emballage et reputain con je regagne et je n’arrêtais pas de reregagner en rereprenant les marrons et puis pris d’un sursaut d’intelligence voleuse je me dis que si ma chère maman voyait tout ces bonbons elle pourrait bien me faire passer le gout de la chlorophylle et j’ai pris un bleu et j’ai perdu …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

13 juillet 2011
le resquatteur ...

La gargoulette …
Mon père m’envoyait de temps zen temps, heureusement, chercher du vin à la cave plongée dans le noir et j’avais tôt fait de repérer le tonneau qui fuyait un peu alors je cherchais à tâtons le robinet en bois du tonneau et je remplissais le pichet et une fois le plein fait je me penchais sous le robinet et je buvais à la gargoulette une petite lampée du nectar qui dégoulinait du coin de ma petite bouche jusque sur ma joue et qui avait plus le gout de la piquette que du château neuf la pompe …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

13 juillet 2011
je squatte ...

Grève des mineurs d’ALES …
C’était vers 1948 … à BOUCOIRAN ...nous nous avancions, bien que ma maman consciente du danger nous retenait, depuis ma maison au bord de la route vers la gendarmerie où nous apercevions des gendarmes casqués et armés de fusils qui gardaient juste en face de la gendarmerie dans une petite cour fermée d’un gros portail en fer des hommes qui s’agitaient d’être séquestrés, des mineurs de fond d’ALES qui devaient en avoir décousu aves les forces de l’ordre pour vouloir défendre leurs horribles conditions de travail … oui vous savez ces forces républicaines, nos frères, qui tueraient pères, mères, enfants, bébés et vieillards un peu comme sous l’occupation allemande pour un peu qu’ils en auraient reçu l’ordre, quand je dis « tueraient » ça consistait à les remettre aux allemands pour qu’ils les mettent dans des wagons plombés par vingt et cent , par milliers, nus et maigres tremblants ( s’cuse Jean je plagie) … pour les camps de la mort certaine … je n’exagères pas au moins ? Vous vous souvenez ? 6 000 000 de déportés !!! Dont certains arrêtés par nos frères républicains casqués et armés, les ainés de ceux qui vont défiler fièrement sur les champs z’ÉLYSÉES demain !!!

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

14 juillet 2011
allez je profite qu'il me reste 4 bouffées d'air de provence pour revenir sur mes souvenirs qui sont aussi les mêmes souvenirs de tous mes camarades d'école de l'époque qui ont vu ce que je raconte et pourraient en raconter de meilleures ...

La mort du bœuf …
C’était un jour de leçon de chose à l’école et le maître nous fait mettre en rang par deux et nous sortons de l’école pour prendre la direction de la ruelle dite aujourd’hui « rue du monument » qui descend sur le côté droit en partant de la place des écoles en allant vers la nationale … nous nous arrêtons devant un petit garage sur la gauche juste avant la maison de Maurice AUJOULAS … et là dans le fond du garage il y avait un gros bœuf que 2 hommes costauds tenaient avec des grosses cordes attachées aux cornes de l’animal qui sentait sa dernière heure arriver vu sa façon de se débattre … au signal du boucher armé d’un pic les hommes firent pencher la tête de la bête et avec un gros outil qui ressemblait à un pioche de terrassier il lui asséna un grand coup de pic sur le cervelet juste derrière la tête entre les cornes et le mammifère s’écroula sans un gémissement en écartant les pattes de devant, raide mort … j’avais 9 ans …et ça m’a refroidi …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

20 juillet 2011
allez je dévoile le pedigree du squatter dit " le bouif" ...
Daniel GIGORD né le 21 décembre 1943 dans une maison du bord de la route occupée par les nazis ... qui allaient pour certains à la messe du dimanche ...

je suis menuisier et ne vais pas tarder à fabriquer ma bière afin de faire la nique au trépas ... à ce sujet un souvenir de ma mère Jeanne que tous ses amis appelaient Janette : elle me racontait toujours qu'à l'école on lui avait appris une récitation qui disait ceci " peut importe le trépas un soldat ne tremble pas " et bien elle a passé son enfance à dire " peut importe le train part ..............." et c'est très bien ainsi maman je suis bien ton fils et même que tu avais prévu de me jeter enroulé dans un gros matelas par le fenêtre de la cuisine si les allemands qui cantonnaient dans la cour de la maison étaient venus nous faire des misères ... merci maman, tu m'aurais sauvé la vie ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

22 juillet 2011
hors sujet plus sérieux ...
Il faut que je remercie mes cousines et cousins Yvette, Maurice et Yvonne qui pendant les restrictions sous l’occupation ont toujours fait bon poids bonnes mesures quand ma maman allait faire ses commissions chez eux et je sens encore le bon café que faisait griller Maurice en haut à la Platanette …
C’est un peu dommage d’avoir changé ces noms de rues ou de placettes …

Anatole France - Wikipédia
de son nom exact François-Anatole Thibault …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

hi hi moi j'ai bien aimé quand tu m'as écrit à la Platanette d'Anatole France !

Fut un temps "on" avait coupé au pied le laurier de ma mamé Marceline, à mon insu et à ma grande colère et ma tante s'ingéniait à m'écrire "place du laurier coupé au pied", "place du laurier coupé qui repousse", "place du laurier qui a repoussé"...
Fallait que le facteur soit de bonne composition quand même.
Mais heureusement notre Christine est une perle ;-)

Écrit par : Pat | lundi, 01 août 2011

23 juillet 2011
Blig, blague, blog …
J’écris mes souvenirs pour les partager avec ceux que ça intéresse bien sur …et pour que les ceusssss que ça intéresse racontent les leurs … chaque jour quand vous passez dans les rues du village vous ne vous rendez pas compte que toutes ces vieilles pierres ont des histoires …tous les jours les pierres de ma maison natale du bord de la grand rue, du champ de foire, du magasin des docs méridionaux, des LACOMBE, du four de MALZAC, du maréchal GUISTINIANI, du cordonnier MATHIEU, du buraliste où je regardais le gros sac de billes en terre devant le comptoir, de la locomotive qui surgissait soudain du tunnel à la mairie avec son panache de fumée noire, la maîtresse d’école qui nous faisait sortir pour reluquer où étaient les aiguilles de l’horloge de la mairie afin de nous apprendre l’heure qu'il était ... tout ceci parle encore à ce petit garçon que j’étais et que je suis resté …
C'est sur mes zélucubrations ne valent pas les chiffres zet les lettres ou plus belle la vie mais si vous osiez sortir vos plumes sergent major de vos plumiers ce serait tellement plus passionnant de vous raconter, même si vous n'avez pas volé un bœuf ou un œuf mais simplement avoir escabarté en cachette une rose pour l'offrir à votre maman pour sa fête ... je me souviens de Mme BARLAGUET que j'allais voir dans sa cour où au bord d'une allée il y avait des pensées ... elle m'en donnait une ou deux que je portais à ma maîtresse d'école Mme FIGNEL ( de qui j’étais un peu amoureux) …

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

31 juillet 2011
je squouate ...
sa dé quéi " la malautié dé l'espingolo " ????????????????
est ce que tu sais ce qu'est " la maladie de l'épingle " ????????????????????

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

1er août 2011
Ma mère m'a souvent raconté qu'il y avait un berger à BOUCOIRAN qui travaillait pour un " pélo" ( "pélo" c'est le surnom d'un riche propriétaire) qui lui devait la nourriture mais qui lui faisait manger des fayots le plus souvent ...
et ce berger pas si bête avait trouvé le truc pour manger un peu de viande ...
il tuait de temps en temps un mouton en lui piquant le cervelet avec une longue aiguille et le patron surpris demandait à son berger ce qu'avait comme maladie cette bête et le berger de lui répondre " y s'uno malautié rare qué la malautié dé l'espingolo " ...

Écrit par : Le bouif | lundi, 01 août 2011

25 juillet 2011
Les veillées d’été


Il fut un temps que les moins de 20 et même 30 ne peuvent avoir connu, ce qui est très dommage car le patrimoine parlé surtout transitait de familles en familles, de voisins en voisins par le « prendre le frais » qu’es à cõ! « Mais qu’est-ce que c’est ? »

En été tous les soirs les gens se retrouvaient par petits groupes en divers endroit du village, en général pour ceux habitants sur la 106, c’était des bancs en poutre de chemin de fer, et quand ça ne suffisait pas chacun trimbalait sa cadiero (sa chaise) certaines plus fauteuil avec force coussins, car il leur fallait le grand confort.

Et immuablement les gens papotaient de tout et de rien, ils n’étaient pas accro a la télé comme maintenant cette vieille dame a tué beaucoup de choses, internet a parachevé le tout, plus on a de moyens de communiquer moins on communique, les jeunes surtout, ils viennent de se séparer qu’aussi sec vite un texto, car on ne sait pas tout dis, ce qui fait qu’en plus de ça, plus un jeune ne sais écrire français. Enfin bon !!!

Donc le soir réunion immuable de personnes du village, mais attention chacun avait sa place, et gaffe de ne pas « prendre » la place du voisin. Il y avait un banc a la gendarmerie, devant le cinéma, a coté de chez Frette, sur les escaliers de Batte. Pendant ce temps les jeunes eux aussi se réunissaient, déambulaient sur la 106, oh bien évidemment la grande 106 ne connaissait pas le trafic actuel, quoique, avec la déviation, la circulation urbaine a retrouvé assurément les années 75/80, bien que le village ai légèrement augmenté en population donc en déplacement.

Les jeunes en profitaient pour frotter un peu ; certaines histoires d’amourettes ont débutées comme ça, et aussi les garçons en profitaient pour aller faire le tour des jardins, et qui chouravait des pêches, melons, abricots, etc, etc, une bonne ventrée pour terminer le repas.
Certains avaient dans leurs champs, des fruits hors normes, même un qui avait un melon d’un taille plus que respectable, et allait tout les matins le voir dans son champs, ais se doutant qu’il puisse lui arriver a ce melon il en disait toujours en parlant de lui « oh ! qu'acò's bèu !) « oh que c’est beau » le fils voulant se venger que son père le faisait travailler bien plus que le temps syndical, avait glissé l’histoire a ses copains avant souper au champ de foire alors que beaucoup se retrouvaient pour les parties de boules, épiques, avec un Linus, tireur émérite qui avait la particularité d’avoir un tir rasant et d’une grande force et sur main malgré son gabarit plus tôt frêle, il avait un bon coup de bras, Raymond lui impressionnait par son calme tout en visant la boule dans sa main droite a portée de la joue, pouvait en même temps continuer a tenir la conversation, comment faisait-il ? Mais lui aussi avait pas mal de talent, mon talent était pointeur en premier, acagassouné parmi les jeunes j’étais le seul à pratiquer de cette façon

Mais revenons a ce fameux cucurbitacée, fierté de notre ami, qui en était arrivé à le surveiller la nuit fusil a portée de main ; donc voilà qu’un matin il se réveille, et pas de melon ! tiens donc, notre ami s’est dit, j’ai du me tromper de point exact il est vrai qu’il était arrivé la veille la nuit bien commencé, et immense surprise il n’y était plus, sur le coup il a bien cru ne pas s’être rendu dans son champ, mais non c’était bien le sien mais voilà il n’y était plus, en parcourant les rangées que voit-il, je vous le donne en mille ; son melon accabé, il ne restait plus que les graines et l’écorce, quel malheur encore un peu l’abbé Charrier aurait été réquisitionné pour sonner le tocsin.

Écrit par : Bernard | lundi, 01 août 2011

Voilà le genre d'histoire qui me plait!

Écrit par : Marsel | lundi, 01 août 2011

Si j'avais su que mon commentaire devait suivre tout ça, j'aurai mis un s à histoire. Quel bonheur de lire ces souvenirs d'enfance ! On sent déjà l'ambiance de ces journées du patrimoine à Boucoiran. y aura peut-être de la larme dans l'air!

Écrit par : marsel | mardi, 02 août 2011

J'espère Martine que vous ne m'en voulez pas trop d'avoir déplacé votre commentaire ;-)

Si tout le monde joue le jeu je ne devrais plus passer mes soirées à faire du "trafic de commentaires" :-D

Écrit par : Pat | mardi, 02 août 2011

les soirées d'été à la platanette
avec 2 groupes
- les jeunes devant chez toi Pat
- les parents plus haut sur le banc et tonton Ali avec sa lampe électrique.

Écrit par : Gélinotte | mardi, 02 août 2011

haaaaaaaaaaaaaaaaa lààààààààààààààà cousine tu as fait ce qu'il fallait ...

et si ça pouvait inciter à faire sortir du bois les ceuuuuusssssssssss qui ont forcément vécus à la même époque des moments uniques ...

Écrit par : le bouif | mardi, 02 août 2011

Dans les années 50/60 un groupe de filles se réunissait tous les après-midi
soit au champ de foire soit en dessus le chemin des aires....
parmi elles une "conteuse" qui mettait les coeurs en émoi
en narrant des histoires d'amours en forme de feuilletons.

Écrit par : Gélinotte | jeudi, 04 août 2011

haaaaaaaaaaaaaaaa lààààààààààà Gélinotte tu m'intéresses ... les curieux de mon genre à part veulent tout savoir ... sur ces zémois ... parce qu'à l'époque il ne devait pas zy avoir beaucoup de feuilletons cucu concon comme poubelle la vie vu que la télé à c't'époque ... il devait ty avoir " nous deux " et d'autres que tu vas nous faire le plaisir de nous zen faire la primeur ...
alors nous zattendons !!!!!!!!!

Écrit par : le bouif | jeudi, 04 août 2011

C'est vrai ça Gélinotte ou tu en as trop dit ou pas assez...

Écrit par : Pat | jeudi, 04 août 2011

leçon de natation dans 30 cm d'eau ... C’était dans les zannées 50 et j’avais une trouille bleue le jour où Marcel mon héros m’a mis sur son dos, et à plat ventre au milieu des zalgues dans le canal qui passait contre ma maison du bord de la route, a commencé à nager … depuis j’ai peur de l’eau et je ne me lave plus qu’avec de l’eau de Cologne ...

Écrit par : le bouif | jeudi, 04 août 2011

je ne l'ai pas vu mais mon père mon héros nous le racontait ...
pendant l'occupation la cour de ma maison servait de cantine à une compagnie de la Wehrmacht et un jour une troupe de l'Afrikakorps avait squaté le paillé pour y dormir sans demander poliment la permission est qu'elle n'a été la stupeur quand ils faisaient voir dans leurs sacs des formes bizarres , un peu noires qui ressemblaient à des oreilles ...
et oui c'était des oreilles qu'ils coupaient et exhibaient comme des trophées de guerre ..

Écrit par : le bouif | mardi, 30 août 2011

Et les jeunes qui avaient fauché le vélo d'un des abonné au banc et l'avaient hissé en haut d'un platane, et puis l'automne venu, les feuilles ayant choisies la poudre d'escampette, il a aperçu son vélo, son commentaire: quand ils seront décidé a me la descendre, et bien ils le descendrons! ce qui fut fait dans la nuit qui a suivi

Écrit par : bernard | mardi, 30 août 2011

quel banc Bernard ?
Et c'était un platane du Portalet ?
Parce que ceux-là ils ont aussi vu passer une brouette dans leurs branches... celle de mon arrière-grand-mère Yvonne qui tenait les Docks à l'époque et ce n'est rien moins que son futur gendre Maurice et son grand copain Jean qui lui avaient joué ce tour ;-)

Écrit par : Pat | mardi, 30 août 2011

Et oui ils ont vu passer une brouette, elle était de Ali Bombonelle il me semble bien
quand a faire des mauvais tours ( je conçois que l'expression est forte, disons des blagues de garnements) Maurice n'était pas le dernier, de fait Yvonne ne pouvais soupçonner un certain Maurice Lacombe, pensez-donc un enfant sage de la famille, pas possible! et pourtant.

Écrit par : bernard | mercredi, 31 août 2011

et oui sous des dehors très sage et policés Maurice était un grand plaisantin, un pince-sans-rire et il s'entendait comme larrons en foire avec Jean Guiraud
Mais attention il se mettait pas souvent en colère mais quand il s'y mettait il fallait se lever de par là....

Écrit par : Pat | mercredi, 31 août 2011

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