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lundi, 27 juin 2011

Un petit rappel

Patacol le hérisson bleu megaphone.PNG

J'aime pas rabâcher mais un petit rappel pour demain est peut être utile. Avec la chaleur les cerveaux ramollissent (et surtout le mien)

logo JDP 2011.JPG

Mardi 28 juin - 18 h 30 - salle de la mairie

2e réunion de préparation pour les Journées du Patrimoine

Bienvenue à toutes et tous !

Petit clic ICI pour d'autres détails

Commentaires

je serais pas la ... concert radio france bleu gard lozere.
tampis

Écrit par : REGIS | lundi, 27 juin 2011

Je tâcherai de venir.

Écrit par : Arécol | lundi, 27 juin 2011

pas possible, soucis familial

Écrit par : bernard | lundi, 27 juin 2011

hi hi hi heureusement que tous ceux qui n'ont pas fait de commentaires vont venir ;-DDD

Écrit par : Pat | lundi, 27 juin 2011

A force de m’épancher j’ai comme la drôle d’impression que je revis ma vie, vous savez comme soit disant qu’avant de mourir on voit toute sa vie défiler à toute allure, mais je suis rassuré car aux seins de Marie de la Mer une caraque aveugle en voyant ma ligne entre mes reins m’a dit que je vivrais centenaire… Mes vieux amis d’enfance vous souvenez vous avoir joué à « pan pan » ?…
Ce jeu d’enfant consistait à dégommer l’équipe adverse avec des pistolets de fortune de fabrication locale taillés dans un bout de branche recourbée … ceci se passait généralement dans le bosquet de Mr BOURGUET au fond du champ de foire … nous étions en embuscades dans les fourrés le long de la pente de cette colline que nous défendions bec et ongles … le premier éclaireur qui remontait à plat ventre pour nous surprendre était aussitôt exterminé gentiment à grand cris « pan pan « … alors les ennemis ainsi occis revenaient rapidement à la vie et ils prenaient nos places de gardien de la colline et c’était à notre tour d’investir leur territoire indéfendable juste pour un quart d’heure seulement …
Et le bois fumant ?
Qui de nous tous n’a pas toussé à se rompre le gosier en fumant la « rabuissane » ce fameux bois fumant qui provient de petites lianes qu’on dénichait aussi dans le bosquet du champ de foire …
Et ces parties de foot ball au champ de foire où il fallait se méfier des trains et michelines quand on courageux aller chercher le ballon sur la voix ferrée … haaaaaaaaaaa des matchs mémorables surtout quand ce grand Monsieur de Pierrot GARLAGUET se mêlait avec nous pour battre l’équipe de REIMS et chacun avait son joueur préféré, j’ai eu empêché KOPA de marquer mais pas Pierrot …
Il se faisait aussi des guéguerres féodales avec des « durandal » … je me souviens avoir taillé mon épée dans un piquet de clôture fauché dans quelques jardins au bord du canal …
Et les « grattes cul » ?
Ce petit fruit rouge/orangé que l’on trouve sur les rosiers en fin de saison et qui sont pleins de petites graines qui vous gratte de partout , surtout quand un farfelu vous en met une poignée dans le dos …
Et les orties ?
Haaaaaaaaaaaaa là j’ai vu des courageux … au champ de foire quand le ballon sortait des limites et allait rouler dans le bas côté du bosquet en plein milieu des orties d’au moins 1 bon mètre de haut et bien il fallait rechercher le ballon dans cette fournaise à piqûres gratounantes à souhait … il y avait un truc pour ne rien sentir … il suffisait de gonfler ses poumons, de bloquer sa respiration et de courir dans cette jungle hostile et de revenir aussi vite avec le ballon et respirer un bon coup une fois dehors… bien sur le courageux était un héros et la partie pouvait reprendre en ayant un peu oublié le score que les tricheurs que nous étions arrangeaient à leur avantage …
Je me souviens des où les conscrits de l’année faisaient une fête au champs de foire … ils devaient se débrouiller pour tout organiser avec l’aide de la municipalité … et le dimanche matin festif voyait passer de portes en portes un petit orchestre réduit à un accordéon et un porteur de corbeille en osier remplie de brioches qui toquait aux portes cochères en demandant à l’heureux habitant du lieux quel morceau de musique il voulait entendre moyennant un petit sous pour la brioche sucrée à souhait et on entendait dans toutes les ruelles des airs populaires et ce qui ma marqué le plus ce sont ces fervents révolutionnaires rouges qui demandaient à entendre l’internationale en se mettant bolcheviquement au garde à vous le point levé, d’autre c’était le champ des partisans et aussi petit papa Noël …
Et le vieux MERIGAS qui avait toujours au printemps une « ser » dans sa chemise qu’il faisait bouger pour que sa tête sorte de son col et nous cavalions de trouille en voyant cette couleuvre faire des « ksiii ksiii » …
Et le gros tracteur de VALMALLE tout en fer tout rouillé qui finissait sa retraite de laboureur au virage du mazet rouge …
Et le mitron de Maurice MALZAC que nous allions voir le samedi soir pour lui tenir compagnie et à l’aider à ciseler le dessus des gros pains afin qu’une fois cuits il y ai ses scarifications en travers sur la croute bouillante et au sortir du four nous étions chargés de passer une petite balayette humide en coco sur le dessus du pain bien cuit pour donner du brillant à la croute craquante sous l’effet des gouttelettes d’eau et pour récompense nous avions le droit de manger les chutes des coins des gâteaux mal découpés et le sublime était de plonger à pleines mains dans les grands sacs en toile remplis de raisins secs et de fruits confits …
Les agassons ? Le truc consistait à grimper plusieurs fois dans la semaine à la sainte cime des alisiers en bas du château afin de récupérer les jeunes pies avant qu’elles ne s’envolent pour finir dans la poêle le dimanche après la messe …
Le trésor des templiés ? C’était de récupérer les petits bouts de plomb fondus qui passaient par un fente d’une porte au pied de la tour après une coulée …
Le tirata ? C’était l’arme fatale utilisée par mon père, frédou BESSEDE et bien d’autres et ça consistait en un bout de sureau creux en forme de petite sarbacane et le projectile une boule de cade …

Écrit par : le bouif | mercredi, 06 juillet 2011

est-ce que quelqu'un se souvient du " fantomas cévenol " ???????????????????

Écrit par : le bouif | jeudi, 07 juillet 2011

Inconnu au bataillon et venant de toi je m'attends au pire !
Et tu peux demander ce que tu veux aux Boucoirannais ils répondront JAMAIS ;-DDD

Écrit par : Pat | jeudi, 07 juillet 2011

Lorsqu'on lit un livre, est-ce qu'on répond ? non !
Eh bien oui beaucoup consultent "au pied de la tour" comme un livre.

et qu'est-ce qu'on attend ?
la suite des histoires savoureuses du bouif :-))

et la prochaine note du hérisson !!!

Écrit par : ColàPat | jeudi, 07 juillet 2011

ben le bouif peut continuer à égréner ses souvenirs, la cervelle du hérisson est inopérationnelle par temps de canicule ;-)

Écrit par : Pat | jeudi, 07 juillet 2011

Voyage à DOUVRE d’un orphelin BOUCOIRANAIS …

3 ième RAD 2 ième batterie
Je soussigné Maréchal des logis GIGORD Marcel.
En cas de décés envoyer ce carnet à Monsieur Jean GIGORD VILLEFORT ( Lozère )
Et dites à tous Vive la France .
Le 2 septembre 1939 cantonné au château de Bouffard près de CASTRES jusqu’au 13 à 12h30 … ce jour à 13h25 départ vers l’inconnu … passé à CASTELNAUDARY , CARCASSONNE, NARBONNE , BEZIERS, SETE, MONTPELLIER, NIMES, ORANGE, VALENCE, LYON, DIJON, MANEY … débarqué à GERAUVOISIN ( Meurthe et Moselle ) le 15 septembre 1939 à 15 heures cantonné à MENIN ( Meuse ) jusqu’au 19 septembre 1939 …
Le 21 cantonné à POMMENEUX
Le 20 ------------- à JOULBRY
Le 25 --------------à ALLEMART jusqu’au 28 10 1939
Le 29 --------------à OGY départ ce jour à 22 heures pour aller prendre position chaque jourjusqu’au 15 11 1939 puis RENALFANG relevé le 16 par la 1ère Bie descendre à FIBLANCHE en position de soutien, aménagement de la position jusqu’au 11 12 1939, le 12 à NOISEVILLE jusqu’au 14, le 15 à WAVILLE, le 16 à REMBERCOURT départ le 19 pour embarquer le 20 à 3 heures du matin à ESSYER en passant par REIMS débarqué à MARCOING ( nord ) le 21 à 16 heures … le 21 à METZ en COUTURE (Pas de Calais ) … départ 18 avril 1940 à 13 heures ce même jour pour BOURLON départ le 26 avril 1940 à 7heures ce même jour à BAUMETZ les CAMBRAI départ le 13 à 9 heures pour embarquer à CAMBRAI le même soir …le 13 mai 1940 8h du matin parti à CAMBRAI pour embarquer, partir à 19 h, passé en Belgique à 21 kdébarqué le 14 à 2h MARRAGE arrivé à ECAUSSINE près BRAINE le CAUTE à 10 h le 15 1er contact avec l’aviation, quelques bombes sur les gare environnantes à 19 h parti pour la ôsition, arrivé le 17 à 2 h organisation du terrain à 8h tir … à 15 h bombardé par une batterie boche à 20 h départ jusqu’au 19 à HASAR 120 Km , rien mangé, le 20 bombardé par avions, le 21 forêt des 3 peuelles bombardé , parti le 22 pour TILLOY le 23 bombardé …débarqué le 14 en Belgique MONAGE étape jusqu’au 16 ce jour mise en batterie dans le bois de FELOUY commencer le tir le 17 à 9 HEURES du matin toute la journée, ordre de repli le 17 à 5 heures du soir … 1 mort, 8 disparus …
Retour vers la FRANCE les 17- 18- 19 … marcher nuits et jours, cantonner dans un bois du nord à HASNAS 120 … 19 au soir bombardé et mitraillé à tout instant … 2 disparus … le 20 à 8 heures du soir départ vers VALENCIENNES cantonnés au bois de 3 POULLES jusqu’au 23 … 145 kilomètres sans boire ni manger… tout est mort… départ pour NOMEN (B) mettre en batterie le 24 au lever du jour, tir de barrage, le 25 autres tir …au cours de la nuit du 25 au 26 dernières cartouches, départ le 26 à 20 heures direction DIEPPE, le 27 départ sur LAPARRE… arrêt … les pièces sautent …plus de chevaux … plus rien que nos jambes, nous arrivons dans les dunes pour prendre un bateau mais rien ne vient, partir à pied de nuit pour DUNKERQUE à 45 Km, 28 cantonné et petite Sbrynthe là le 363 était en position les 29-30-31 mai, 1er-2-3 juin1940 sans vivres, sans rien … le 2 juin j’ai fauché une voiture aux anglais et avec 2 copains nous sommes allés cherché des vivres à la gare de DUNKERQUE… grand bombardement sur la gare enfin nous ramenons de quoi manger et un demi muy de vin, le 4 à 17h départ vers la plage car les boches sont à 500 mètres arrivés à 10 h du soir départ du bateau le 5 à 3 heures débarqué à DOUVRE (ANGLETERRE( le 6 à 8 heures du matin … parti sur le train pour PLYMOUT arrivé le 7 à 15 heures coucher là bas, le 8 emberqué à PLYMOUT débarqué le 9 à 7 heures à BREST, embarqué ce jour à 13 heures arrivé à LISIEUX le 10 à 11 heures, à 13 h parti en camion pour St JULIEN le FAUCON ( Calvados) le 12 départ 19 heures à pied 38 Km pour DAMBLAINVILLE arrive avec retardà 15 h le 13 6 1940 de là embarqué à COULLIBEUF ...

Écrit par : le bouif | vendredi, 08 juillet 2011

Que de "péripéties" pour en arriver là... : débâcle de l'armée française, signature d'un armistice mettant un terme à la "drôle de guerre" (pour personne), gouvernement de Vichy, occupation, horreurs en tous genres...

Mon papé aussi racontait souvent des épisodes de sa guerre, même s'il mélangeait beaucoup avec son service militaire (qui durait 2 ans à l'époque) et qu’il avait fait peu de temps auparavant.
Lui il avait eu la chance de ne pas être au front, mais chauffeur de gradés (merci au beau-frère Maurice, boulanger boucoirannais de son état, qui l'avait mis "très tôt" au volant de son camion de livraison).
Tout comme Marcel il a eu "l'insigne honneur" d'effectuer un tour de France aux frais de la princesse (et elle se fendait pas trop la princesse, à lire les écrits de Marcel).

Il n'avait qu'une peur (terrible) Frédou, c'est que son régiment soit muté à Narvik, Norvège polaire (bataille de Narvik - avril 1940) !

Lui aussi du côté de Coëtquidan (je garantie pas l'orthographe, pardon aux amis Bretons) avec ses copains ils sont descendus du wagon de chemin de fer qui les transportait dieu sait où dans des conditions déplorables pour le prestige de l'armée française, pour "ravager" un verger de pommes, encore vertes qui après avoir calmé leur fringale, leur donna une belle cagagne...

"quelle connerie la guerre..." comme disait si bien le poète !

Écrit par : Pat | vendredi, 08 juillet 2011

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